Aéroport De Libreville: menace de grève du personnel dans l’air

Les empoyés d'ADL sur le pied de guerre © GMT

Alors que la concession liant l’Etat gabonais et l’entreprise Egis-Aéroport Marseille-Provence (AMP) qui avait créé une joint-venture dénommée Aéroport de Libreville (ADL) a pris fin le 30 juin dernier, l’avenir des salariés se dessine en dents de scie. Face à l’incertitude qui règne sur le règlement de leurs droits, ces derniers ont décidé une fois de plus de monter au créneau en déposant un préavis de grève sur la table de leur directeur général.

C’est l’incertitude et le désarroi qui règne actuellement chez le personnel d’ADL, dont Gsez Airport, l’une des filiales de la multinationale Olam, est désormais propriétaire de la concession de gestion de l’aéroport international Léon-Mba de Libreville. Suite à la décision de cession prise par le gouvernement, les salariés avaient proposé un protocole d’accord. Il était question pour eux, face à la procédure de liquidation en cours de l’entreprise ADL, de demander le respect des dispositions légales dans ce type de procédure c’est-à dire de procéder à un licenciement collectif.

Alors qu’il avait demandé de liquider l’ensemble de leur droits légaux au plus tard le 25 août 2018, la direction générale au terme d’une réunion tenue ce lundi 10 juillet a conditionné ce règlement à des autorisations du gouvernement et du repreneur GSEZ Airport. Une situation pour le moins incompréhensible pour les employés alors que jusqu’au règlement de leurs droits, ils sont toujours  salariés de l’ADL.

«Ne comprenant pas cette démarche, nous vous invitons à la reconsidérer sous huitaine. Passez ce délai nous nous réservons le droit d’observer des mouvements d’humeur jusqu’à ce que nous soyons rétablis dans nos droits», martèle le personnel, qui n’entend pas se laisser faire.

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