Actes de torture à la Prison centrale : le procureur Roponat qui réfute les accusations va-t-il poursuivre les avocats?

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Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville André Patrick Roponat © D.R.

C’est en toute logique la démarche que devrait désormais entreprendre André Patrick Roponat au terme de sa sortie de presse où il a affirmé preuve à l’appui que Justin Ndoundangoye et Christian Patrichi Tanasa n’ont subi aucune torture et aucune agression sexeulle à la prison centrale comme le dénoncent leurs avocats respectifs  Maîtres Cédric Maguisset et Anges Kevin Nzigou. Une démarche nécessaire pour la crédibilité de la Justice et pour servir d’exemple à ceux qui veulent ternir son image en comportant des informations mensongères. 


Après que les conseils de Justin Ndoundangoye et de Christian Patrichi Tanasa eurent dénoncé des agressions sexuelles perpétrées par des agents de la sécurité pénitentiaire à leur client la semaine écoulée, tout appelant par là- même, en soutien avec l’opinion, le procureur de la République à s’expliquer sur la question. Ce dernier n’a pas manqué de réagir à travers une conférence de presse pendant laquelle il a démenti en bloc, toutes les prétentions des avocats concernant les agressions sexuelles et actes de torture qu’auraient subis leurs clients à Sans famille

Ce sont essentiellement Maîtres Cédric Maguisset, Calvin Job , Nkoulou Ondo Ruffin pour l’ancien ministre des transports Justin Ndoundangoye, maître Anges Kevin Nzigou et deux autres conseils français pour l’ancien Administrateur directeur général Christian Patrichi Tanasa, qui ont par le biais de plusieurs conférences et communiqués de presse interpellé la communauté nationale et internationale sur  des violences sexuelles particulièrement inhumaines qui auraient été perpétrées sur leur client en détention préventive à la Prison centrale de Libreville. Des actes de torture qui aux dires des conseils des différents prévenus les exposaient à un danger de mort certain. 

Appelé à s’expliquer, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville est sorti de son silence qualifié par l’opinion d’approbateur, pour apporter des éclaircissements sur la question « Au regard de la gravité des faits allégués,  la ministre de la Justice, garante des droits de l’Homme, et particulièrement des droits des personnes incarcérées, a immédiatement instruit le procureur de la République et les services de la prison centrale de Libreville, de faire procéder immédiatement à des examens médicaux sur lesdits détenus, afin d’établir l’exactitude des faits dénoncés et, le cas échéant, de diligenter une enquête approfondie pour identifier les auteurs et les complices éventuels de tels actes » a t-il indiqué dans les colonnes du quotidien L’Union. 

André Patrick Roponat a ensuite révélé à la presse les résultats desdits examens, sur lesquels il s’est fondé pour réfuter les accusations des avocats de l’ancien conseiller à la présidence et de l’honorable député du 2e arrondissement de la commune de Franceville. « À l’issue de ces examens médicaux et des enquêtes menées au sein de la détention, un rapport a été transmis à Madame le Ministre de la Justice. Il ressort de ce rapport que les faits dénoncés par les avocats de Messieurs Christian Patrichi Tanasa et Justin Ndoundangoye ne sont pas formellement établis, et que les événements décrits ne se sont pas déroulés. Cela est notamment attesté par les résultats des examens médicaux pratiques sur les victimes présumées, ainsi que par les témoignages recueillis auprès des intéressés eux-mêmes et des autres détenus » a t-il ensuite soutenu. 

Le procureur de la républiqu près le tribunal de première instance de LIbreville a pour terminer, d’abord tenu à mettre en garde « toutes les personnes, y compris les avocats des personnes incarcérées, quant aux dérives actuellement observées et à la diffusion d’informations mensongères, dans le but est de créer l’émoi au sein de la population et de ternir l’image de la Justice et des services pénitentiaires » avant de rassurer l’opinion nationale et internationale, y compris les familles des prévenus sur  l’engagement ferme « à veiller à la sécurité et à l’intégrité physique de tous les détenus. Tous les prisonniers ont des droits qui ne sauraient être bafoués, ni violés sous aucun prétexte ». 

La sortie du Procureur de la République est justifiée, OK. Elle était attendue et réclamée. D’accord ! Seulement dans sa communication, André Patrick Roponat fait clairement comprendre à l’opinion que les faits rapportés par les avocats des différents avocats ne sont qu’invention et mensonges éhonté. Il informe ainsi l’opinion nationale et internationale que les conseils Maîtres Cédric Maguisset, Calvin Job , Nkoulou Ondo Ruffin pour et maître Anges Kevin Nzigou ont insidieusement menti à l’opinion pour des raisons jusque là inconnue. Nous attendons maintenant que le parquet mette  les avocats de Christian Patrichi Tanasa et de Justin Ndoundangoye devant leur démarche mensongère en produisant les résultats des examens réalisés et en poursuivre ces hommes pour dénonciations calomnieuses. Nous parlons quand quand même de traitement inhumains, tortures et agressions sexuelles. Auquel cas, cette sortie de presse du parquet n’aurait été qu’une vaste fumisterie. 

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