70 étudiants privés de bourse depuis 9 mois par l’ANBG

Une vue des étudiants lors du sit-in dans les locaux de la Commission technique de l'ANBG © GMT

C’est devenu presqu’une tradition dans l’enseignement supérieur. Il ne se passe pas un jour sans qu’un mouvement d’humeur ne soit relayé par la presse locale. Le dernier en date est celui des étudiants de l’Institut des technologie d’Owendo (ITO), qui depuis près de 9 mois font face à la suspension de leur bourse par l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG). Une situation déplorable qui met à mal l’avenir de ces jeunes gabonais, qui ont observé un sit-in ce mercredi 23 mai, dans les locaux de cette agence.

En effet, cette situation qui dure depuis plusieurs mois concerne les étudiants inscrits en Brevet de technicien supérieur (BTS) au sein de  l’Institut des technologies d’Owendo et qui par la suite avaient décidé de poursuivre leurs études dans d’autres établissements supérieurs reconnus par l’Etat. C’est donc près de 70 étudiants régulièrement inscrits dans des établissements tels que l’Institut supérieur de technologie (IST), l’Institut universitaire des sciences de l’organisation Sophie Ntoutoume Emane (IUSO) ou à l’Institut national de la poste, des technologies de l’information et de la communication (INPTIC), dont la bourse a été suspendue.

Comme raison évoquée par la direction de l’Agence nationale des bourses du Gabon, le fait que ces étudiants aient changé de cycle ce qui selon les responsables de ladite agence met fin à leur droit à la bourse. Des arguments qui ne passent pas du tout côté des étudiants qui n’entendent pas lâcher du leste jusqu’au rétablissement de leur bourse.

Joint au téléphone par Gabon Media Time l’un des étudiants explique qu’ils avaient suivi la procédure de dépôt des dossiers auprès de l’ANBG pour le maintien de leur bourse, mais fort est de constater que depuis septembre rien ne semble avoir été fait. «Lors de notre mouvement, nous avons pu rencontrer les responsables de la Commission technique qui nous ont dit ne pas être informés de la situation. Ils ont demandé qu’on soit patient afin qu’ils rencontrent la direction pour savoir ce qui n’allait pas», a-t-il confié.

«Déjà à la veille de notre mouvement, la secrétaire particulière du directeur général a essayé de nous dissuader d’organiser notre sit-in, chose que nous avons refusé. Et les responsables de la Commission technique ont demandé d’attendre jusqu’à vendredi, donc nous patientons et nous aviserons après leur réponse», a-t-il conclu.

Laissez votre commentaire

Laisser un commentaire