50ème anniversaire de l’accession d’Omar Bongo au pouvoir : Dieudonné Minlama Mintogo pour un droit d’inventaire

Dieudonné Minlama Mintogo, président d'Ensemble Pour la République © GMT

A l’occasion cinquantième anniversaire de l’accession d’Omar Bongo Ondimba à la magistrature suprême, l’ancien candidat à l’élection présidentiel du 27 août 2016 et président du parti Ensemble Pour la République, Dieudonné Minlama Mintogo a, dans une tribune parvenu à notre rédaction, tenu a évoqué le bilan de ces cinq décennies de pouvoir.

Alors que le 2 décembre dernier marquait le 50ème anniversaire de l’accession d’Omar Bongo au pouvoir, le leader de Ensemble pour la République a souligné la nécessité de faire le bilan de ces années. À cet effet, il a fait remarquer que cet héritage comprenait deux aspects, l’une sombre et l’autre reluisante.

«La face sombre de cet héritage est marquée au rouge par l’impunité. C’est cette impunité qui est responsables de tous les maux qui ont plombé ce pays dans la pauvreté et le non-développement à savoir : l’enrichissement illicite, le non-respect des lois et règlements, les passe-droits, le favoritisme clanique, l’affairisme, la paresse, les détournements privatifs des biens publics, la corruption, les biens mal acquis, les crimes rituels, les crimes économiques, fraude et falsification de tout genre, politisation outrancière, sectarisme et injustice»; a t-il souligné.

Abordant face reluisante, Dieudonné Minlama a relevé que ces années de pouvoir d’Omar Bongo ont permis sans aucun doute à renforcer l’unité nationale, la stabilité politique, la culture de la paix et du dialogue.

Par ailleurs, il a noté qu’au delà de tout ces aspects, le plus important pour le peuple gabonais et plus particulièrement pour les générations actuelles et futures d’assumer pleinement son rôle afin de «rompre avec la face sombre en s’autorisant un droit d’inventaire en toute convivialité afin d’éviter de retomber dans les travers du passé». Ajoutant que ce droit d’inventaire permettra «de solder ce lourd passif qui continue à retarder la concrétisation des réformes».

En outre, le président d’Ensemble pour la République a relevé la nécessité de    consolider les aspects positifs de l’héritage Omar Bongo. «Ce n’est qu’à ce prix que nous ferons du Gabon non seulement un pays émergent mais aussi un havre de paix où chaque Gabonais et chaque Gabonaise pourra trouver son compte»; conclut-il. 

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