4ème forum des fonds souverains des États membres de la BID: une opportunité pour le Gabon

Bandar M. H. Hajjar, PDG de la BID et Regis Immongault © GMT

Ce mercredi 9 mai 2018, s’est ouvert à Libreville la 4ème rencontre des fonds souverains des pays membres de la Banque islamique de développement (BID), organisée en partenariat avec le Fonds gabonais d’investissement stratégique (FGIS). A cette occasion, le président de cette institution financière internationale, Bandar Mohamed Hajjar a animé conjointement avec le ministre gabonais des Affaires étranges, Régis Immongault une conférence de presse pour décliner les objectifs visé lors de cette rencontre qui réunira plusieurs acteurs publics et privés.

C’est devant la presse nationale et internationale que le patron de la Banque islamique de développement a indiqué l’objectif visé par l’organisation de cette 4ème édition après celle de Bali en Indonésie, en 2017. Il faut rappeler que cette rencontre réunit les fonds souverains des États membres de la BID.  

Cet événement favorisera, d’une part, la coopération entre le gouvernement gabonais et les fonds de pensions. D’autre part, il explorera la répartition optimale des capitaux en Afrique, au sein des pays membres de la BID et dans le reste du monde. Aussi, le forum réunira les fonds souverains, les entreprises privées et les institutions financières, ainsi que des responsables politiques et les décideurs du monde des affaires gabonais.

Pour le président du Groupe de la BID, Bandar Mohammad Hajjar «l’objectif premier du forum est de mieux faire connaître le rôle et le mandat des fonds souverains et d’établir un réseau entre eux et les investisseurs institutionnels au sein des pays membres de la BID, nous permettant ainsi de remplir notre mandat de facilitateur de croissance». Il a d’ailleurs souligné la nécessité pour les Etats membres d’assainir l’environnement des affaires pour attirer les investisseurs, mais aussi promouvoir et renforcer les partenariats public-privé (PPP).

Lors de son intervention, il n’a également pas manqué de relever que la croissance économique dépendait également de la capacité de chaque pays de mettre en place un cadre juridique et réglementaire attractive.  Il faut d’ailleurs rappeler que depuis l’ouverture de sa coopération avec le Gabon, ce sont près de 500 millions de dollars qui ont été investis dans plusieurs secteurs dont les infrastructures, la santé et l’éducation. Depuis cinq ans, cette institution financière a défini une feuille de route claire, visant entre autres à aider les Etats dans la création d’emplois et l’exploitation des matières premières.

«Si aujourd’hui le FGIS est à la pointe de ce fond souverain c’est parce que nous voulons assainir les relations entre nous et nos partenaires. Il est donc clair qu’il faudrait renforcer les capacités, améliorer le climat des affaires et voir ensemble les opportunités qui peuvent s’offrir à l’économie gabonaise», a souligné Régis Immongault.

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