38 mois sans salaire pour les agents de la direction générale des pêches

La crise socio-économique que traverse le pays semble ne pas épargner l’administration des pêches. En effet, les agents de la main d’oeuvre non permanente à la direction générale des pêches sont privés de salaire depuis bientôt 38 mois sans que cela n’émeuve le gouvernement ou même leur ministère de tutelle.

Face à cette situation les membres du collectif de la main d’oeuvre non permanente ont tenté à plusieurs reprise d’interpeller le ministre de l’Economie forestière. Ainsi, le 7 août dernier, ils ont interpellé leur ministre au parvis de ses bureaux. «Madame le ministre, nous sommes les agents de la main d’oeuvre non permanente de la direction de la pêche, ça fait 38 mois que nous n’avons pas de salaire. S’il vous plaît penchez-vous sur notre situation»; ont-il lancé à Estelle Ondo.

Sans dire un mot, la ministre n’a pas daigné répondre à l’interpellation de ses collaborateurs. Ce silence est d’autant plus incompréhensible alors qu’un comité de suivi avait été mis en place sous la direction du secrétaire général du ministère, Anastase Oyougou, pour régler cette situation. Il en ressortait d’ailleurs qu’il fallait 200 millions pour apurer cette dette due aux agents de la main d’oeuvre non permanente.

Par ailleurs, selon certaines informations, le blocage serait dû au blocage des fonds par le responsable de la direction générale des pêches, Michelite Shammer Gerandji,  qui refuse catégoriquement de mettre la main d’oeuvre non permanente sur le compte de cette administration alors qu’elle dispose d’un montant de 10 milliards de Fcfa sur un compte  à la Caisse de dépôt et de consignation.

Il faut rappeler que la ministre avait pris la décision de bloquer ce compte, mais peu de temps après avait autorisé sa réouverture sans que les choses ne bougent. Face à ce qui apparaît comme un réel gestion scabreuse des fonds destinés au fonctionnement de cette direction, les agents de la main d’oeuvre non permanente n’entendent pas accepter la mesure de cessation de service que veut prendre les autorités ministérielles.

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