28ème session de l’UA : entre panafricanisme et coordination du CAHOSCC

La 28ème session de la Conférence des chefs d’Etats et gouvernements de l’Union africaine (UA), qui s’est tenue à Addis-Abeba, en Ethiopie, les 30 et 31 janvier dernier,  s’est articulé – au delà du remplacement du président de l’organisation, du vote du nouveau président de la Commission – autour de la mise en œuvre des mesures panafricanistes visant à renforcer les liens d’appartenances entre pays membres du continent, mais aussi d’une rencontre de l’Alliance Smart Africa, puis du comité des chefs d’Etat et gouvernements africains sur les changements climatiques (CAHOSCC) dont le Gabon a pris la tête.

A la lecture du communiqué de la presse présidentielle, qui a annoncé le retour d’Ali Bongo Ondimba de la 28ème session de la Conférence des chefs d’Etats et gouvernements de l’Union africaine, sa présence aussi a été indiqué à la 4ème réunion de conseil d’administration de l’Alliance Smart Africa, suivi de celle du comité des chefs d’Etat et gouvernements africains sur les changements climatiques (CAHOSCC).

Au cours de cette conférence des chefs d’Etat lancée sous le thème 2017:  » tirer pleinement parti du dividende démographique en investissant dans la jeunesse », des engagements « d’investir dans les deux secteurs prioritaires que sont la santé, l’emploi » ont été pris conscient que l’avenir du continent appartient à la jeunesse, qui représente près de 200 millions d’africains. Cette prise de conscience s’accompagne des ajustements sur de la représentativité des femmes et des jeunes au sein  de l’institution.

Par ailleurs, après l’initiation du projet majeur des chefs d’Etats sur le « passeport africain étendu à tous les citoyens de l’Union Africaine », lors d’une des réunions auxquelles prenait part le président de la république, c’est-à-dire la 4ème réunion de conseil d’administration de l’Alliance Smart Africa qui compte 17 pays membres aujourd’hui, il a été décidé  de la mise en œuvre du système «  « le réseau unique » qui permet aux ressortissants des pays membres d’appeler et d’être appelés dans tous les pays membres au tarif local et sans taxes d’itinérance », afin d’établir l’inter-connectivité numérique du continent africain.

En définitive, il convient de retenir en substance que ces assises continentales ont été marquées aussi par l’élection du Tchadien Moussa Faki Mahamat, ancien ministre des affaires étrangères, qui succède à la Sud-Africaine Nkosakana Dlamini  au sommet de l’Union africaine et Ali Bongo Ondimba désigné désormais pour assurer la coordination du CAHOCC après son prédécesseur Abdel Fattah Al-Sissi. 

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