Visite du tribunal de Libreville

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Situé dans le deuxième arrondissement de Libreville, le palais de justice de Libreville est une vieille bâtisse érigée dans les années 70, qui petit à petit perd de sa splendeur d’autrefois. Nous y sommes allés pour constater des réalités dans lesquels, greffiers et magistrats rendent la justice au nom du peuple gabonais. Les questions de sécurité, les caractéristiques des salles d’audiences et la tenue des audiences ont attiré notre attention.

Absence de portique sécurité

L’accès au palais de justice de fait à deux endroits différents, l’un compte une guérite et l’autre est libre de tout accès. A aucun de ces deux accès un contrôle de sécurité n’est effectué. L’on y accède donc librement. La concession du palais de justice abrite un bâtiment moderne dédié à l’école nationale de la magistrature. Ecole qui sous tutelle du ministère de la justice et qui forme magistrats et greffiers. A côté, il y’ a le palais de justice. Un bâtiment jaune, qui compte trois accès.

A première vue, on y accède librement sans aucun contrôle de sécurité. Il n’y a donc aucun portique de sécurité au palais de justice de Libreville. Seuls deux policiers se trouve au delà de la salle des audiences civiles. Leur travaille consiste simplement à vérifier si les justiciables sont correctement vêtus. Ni les magistrats, ni les greffiers, encore moins les avocats et leurs collaborateurs ne sont contrôlés. Sous d’autres cieux des contrôles systématiques ont lieu avant de fouler le palais de justice. A Libreville on y rentre comme dans un magasin. A l’heure où le terrorisme bat son plain dans notre sous région, régler ces questions essentielles est une nécessité. Il s’agit même d’un préalable avant que d’initier des réformes qui consistent simplement à faire des petits rois au sein de la magistrature.

Salles d’audiences minuscules

Le bâtiment qui ne compte que cinq salles d’abrite le tribunal judicaire de première instance avec toutes les chambres qu’il contient, civile, correctionnelle, sociale et commerciale. Des salles souvent comble vu le nombre de justiciable qui a considérablement augmenté. La Cour d’appel de Libreville y est également logé, elle occupe deux salles minuscules à l’entrée sur la gauche. Ce sont elles qui servent de salles d’audience pour les affaires sociales, commerciales, civiles, commerciales et correctionnelles. Les sessions d’assises quant à elle se tiennent dans la salle dédiée aux audiences de la Cour de cassation.

Au caractère minuscule des salles d’audience s’ajoute celui des bureaux. Plusieurs magistrats partagent les mêmes bureaux. Au tribunal plus d’une vingtaine de magistrat ne dispose pas de bureau. Le travail se fait à mi-temps quelque fois, ceux qui ont un bureau, le partagent avec 4, sinon 5 de leurs collègues. Dans le pool dédié aux juges, il n’ y a que trois bureaux alors qu’ils sont plus d’une vingtaine à y être affecté. Comment font-ils pour traiter appétence et célérité les dossiers qui leurs sont soumis dans conditions aussi difficiles ? Comment rendre une décision de justice dans les délais quand on a n’y ordinateur, ni imprimante, encore moins du papier ou tout simplement le silence qui permet de rédiger une décision sans y être déranger par la dizaine de collègue avec laquelle l’ont partage son bureau. Telle est la triste réalité que vivent nos magistrats.

Tenue des audiences dans le non respect des horaires

Ces conditions de travail difficile se répercutent sur l’affichage du rôle et même sur la tenue des audiences. Au niveau de salle des pas perdus, y trouve un système d’affichage d’une autre époque. A l’heure ou les tableaux tactiles sont installés ailleurs, on y subit encore l’affichage papier. Avec des liste interminable d’affaires. Les report intempestif des audiences offusquent, justiciables et avocats. Qui subissent au quotidien les disfonctionnements du palais de justice. Du tribunal judicaire de première instance à la Cour de cassation en passant par la Cour d’appel judicaire les horaires ne sont jamais respecté, les reports d’audience sont intempestifs et ne sont jamais justifier.

Cet état de fait nous a poussé à poser à un justiciable, les questions de savoir s’il avait confiance à la justice gabonaise et s’il était satisfait du système judicaire gabonais.

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