Violences post-électorales : la communauté Omyènè monte au créneau

0

La communauté Omyènè a animé un point de presse ce samedi 22 octobre 2016 à la Chefferie Mpongwè sis à Acae, entre autre thème abordé les « arrestations dont sont victimes les membres de la communauté Omyènè à la suite de l’élection présidentielle du 27 Aout 2016 », mais aussi plusieurs autres compatriotes. Elle a également profité de cette occasion pour interpeller la Communauté internationale sur «les dérives du pouvoir en place».

Au préalable, les « membres de la communauté Omyènè des provinces de l’Estuaire, du Moyen-Ogooué et de l’Ogooué-Maritime » se sont indignés du climat délétère qui prévaut actuellement dans le pays. Il révèle par la suite les faits qui sous-tendent ce constat accablant, notamment les « arrestations du capitaine de frégate Remanda-Ndinga Christian et de Monsieur Retende Ndiaye Anicet qui, depuis bientôt deux mois sont incarcérés. », précisant au passage que la santé du premier cité suscitait toujours des inquiétudes puisqu’il est impossible de lui rendre visite. C’est le même constat, sur « le traitement reçu par Monsieur Retende-Ndiaye Anicet lors de sa garde à vue (qui) laisse apparaître des hématomes sur son corps, preuve qu’il a bien subi des sévices corporels. », pour les membres de cette communauté le seul crime que reproche le pouvoir à ces compatriote est « d’être, l’un parent et l’autre proche collaborateur de Monsieur Jean Ping qui, comme chacun le sait, revendique sa victoire à l’élection présidentielle du 27 Aout 2016 »

Par ailleurs, ils ont tenu a dénoncé par solidarité les arrestations du « Colonel Nkwèrè Dominique et du Colonel Makita Niembou, tous deux retraités de l’armée. », « le Colonel Nkwèrè Dominique a été arrêté par des agents en civil à son domicile le mercredi 14 septembre 2016 » soulignent-ils. Quant au Colonel Makita Niembou, c’est après un interrogatoire dans les locaux de la Direction générale de la contre ingérence et de la sécurité militaire (B2) le mardi 13 septembre, qu’il sera immédiatement incarcéré. En outre, la communauté Omyènè a condamné les arrestations et détentions arbitraires de l’adjudant de gendarmerie Niandji Luigide incarcéré depuis trois semaines, mais aussi de Zibi-Abeghe Bertrand, Mihindou-Mi-Nzamba Karl, Ollo-Obiang Firmin, Amiang Landry Whashington, Mamboundou Enrique, Ekorezok Rodney, Koumba-Essiane Cyrlin et Ondo Abessolo Roger.

Elle fustige le silence de la Communauté internationale,  au vue de tous ces faits révélateurs « d’une violation flagrante des droits humains les plus élémentaires de ces citoyens », « elle semble se draper du manteau blanc du sacro-saint principe de la souveraineté et de la non-ingérence, principe devenu désuet tant les autorités au pouvoir foulent constamment au pied les règles élémentaire de protection des populations sous sa pseudo autorité. » déplore-t-elle.

Pour conclure, par la voix de son porte-parole, la communauté Omyènè a demandé la libération sans condition de toutes les personnes détenues actuellement « pour cause de délit d’opinion, et le plus souvent sans délit du tout. » et pour soutenir cette appel, elle entend mener des actions pacifiques, interpellant au passage la Communauté Internationale sur le fait que le pouvoir « ne manquera sûrement pas d’actionner ses escadrons de la mort pour perpétrer un nouveau massacre, face à des manifestants aux mains nues ».

Laisser un commentaire