Violences contre les Mpongwès : le chef coutumier sort de sa réserve

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Le chef coutumier Mpongwè, R’Okalimambo, a donné une conférence de presse à son domicile sis à Akebe dans le 3ème arrondissement de Libreville ce jeudi 6 octobre. L’objectif de cette rencontre avec la presse était de dénoncer les violences dont certains membres de sa communauté sont victimes.

Par la voix de son porte-parole, il a dans un premier temps énuméré les faits qui porteraient à croire que les Mpongwès sont victimes d’une chasse aux sorcières. Évoquant notamment la disparition tragique de Robert Sonet le 23 septembre dernier, et les arrestations Lin Meyeket et Achille Adande jugées « tellement arbitraires qu’elles s’assimilent plus à un enlèvement avec séquestration » a-t-il précisé.

Ces événements étant intervenus peu après la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle, les autorités traditionnelles Mpongwè y voient un lien direct. Mieux encore, elles rappellent un fait marquant survenu peu avant le lancement de la dernière campagne présidentielle.

En effet, la communauté Mpongwè avait organisé la cérémonie d’intronisation de Jean Ping, en présence de plusieurs représentants de chefferies traditionnelles. C’est au cours de cette cérémonie que ce dernier avait reçu ” le bâton de commandement” un symbole traditionnel fort.

Des tentatives de corruption auraient été orchestrées à ce moment-là  – comme l’affirme la porte-parole du chef traditionnel « Nous avons organisé avec le succès que tout le monde sait la réception de Monsieur Jean Ping (…) malgré toutes les péripéties et les basses tentatives de corruption» – dans le but de compromettre cette cérémonie.

Depuis la réussite de l’événement, la communauté Mpongwé aurait été menacée par  un de ses ressortissants Adande Brice qu’elle tient par ailleurs pour responsable des arrestations de de Lin Meyeket et Achille Adande, et qu’elle accuse d’être à l’origine d’un projet de déstabilisation de la dynamique unitaire de la communauté Mpongwè. Trois bouteilles de sable auraient été déposées le mercredi 5 octobre devant son domicile « c’est une symbolique qui le rend personnellement responsable de tout ce qui pourrait arriver aux membres de notre communauté » a précisé le porte-parole.

Il conclut en rappelant «  Nous les Mpongwè avons brisé les chaines de l’oppression, qui nous envahissaient, (…) nous demeurons debout, libres et dignes, libres de nos choix, et de la direction et de la destination que nous voulons pour nous-mêmes et pour nos progénitures »

Précisons toutefois que Lin Meyeket et Achille Adande ont été relâchés le 5 octobre, soit 2 jours après leur arrestation.

3 Commentaires

  1. Merci de ne jamais mettre au pluriel la singularité d’une personne qui est est responsable de ces actes. Le groupe omyne comprend en son sein . Les oroungous, les mpongwe,les gallois, les adjiumbas, les enengas, et les akeles du cap est esterias, ne jamais généralisé.

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