Viol durant les manifestations de Paris : l’autre version des faits

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Le 12 octobre dernier, les Gabonais découvraient avec consternation l’histoire d’une compatriote victime d’un viol à Paris. C’est le média en ligne Times Gabon qui révèle les faits.  Les auteurs présumés de ce viol, présentés comme des “opposants” et “coupables” des faits qui leurs sont reprochés, sont deux jeunes Gabonais, installés à Paris dans le cadre de leurs études.

Nous avons contacté un des protagonistes de cette affaire qui nous a fait le récit de sa version des faits. Nous avons choisi d’identifier la victime par ” Miss N”. 

Jolivain peux-tu nous raconter ta version des événements?

Le mardi 4 octobre dernier dans la soirée nous avons bu et nous avons effectivement eu des rapports avec Miss N. et elle était consentante. Nous étions en présence de Walter celui qui l’a amené, pendant l’acte ce dernier était assis, de temps en temps il se levait pour aller fumer. Il a même partagé une cigarette avec Wilfried pendant que j’étais avec la fille.

Quand on a terminé Miss N. est allée à la douche et elle a commencé à pleurer. Walter lui a dit “prends une douche et on va partir”. Une fois dehors ce dernier a dit à la fille d’aller dire au commissariat qu’elle a été violée, et nous avons été placés en garde à vue. Après plusieurs auditions et une confrontation on nous a libéré 36h plus tard.

En sortant on a constaté que Walter avait déjà fait passer un message à tous nos contacts en commun. Nous traitant de sans papiers, sans domiciles fixes et d’alcooliques, il précisait également que nous allions payer pour ce qu’on a fait.

Il a appelé Jonas Moulenda qui a publié un post sur Facebook avant de le supprimer car il s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup de mensonges dans l’histoire. Malheureusement les captures d’écran étaient faites et le post a circulé sur les réseaux sociaux.

Bon je vais m’arrêter là vous connaissez la suite.

Je précise juste que les faits se sont déroulés la nuit du mardi 4 au mercredi 5 rien à voir avec la manifestation qui s’est déroulée le samedi 1er octobre et cette fille n’a jamais participé à aucune manifestation et ne connait même pas le chemin de l’ambassade.

Vous avez déclaré une main courante près la préfecture de police du Val de Marne envisagez-vous de porter plainte à votre tour afin de conforter votre version des faits?

On attend la décision des juges par rapport à leur plainte. Aucune date n’est fixée à ce jour, un courrier nous sera envoyé pour nous la notifier. Quelle que soit l’issue nous engagerons à notre tour une procédure judiciaire à l’encontre de Walter qui est pour nous l’instigateur de cette histoire, et contre Times Gabon qui a relayé des informations mensongères et diffamatoires.

Vous n’envisagez aucune poursuite contre Miss N. et Jonas Moulenda?

Jonas n’a pas cité nos noms et il n’a pas mis de photo. Il sera toutefois convoqué pour apporter à son tour son témoignage dans cette affaire. La fille n’est pas à l’origine de cette affaire elle est simplement manipulée.

Quel rapport entre cette histoire et les manifestations de l’opposition qui ont lieu à Paris? Vous avez été présentés comme étant des opposants et il semblerait selon les propos rapportés par Times Gabon que les faits se soient produits au sortir d’une de ces manifestations.

Honnêtement je ne sais pas quoi vous dire. Comme je disais, je ne comprends pas la réaction de mon ami qui était comme un frère, et je ne comprends pas pourquoi ils ont voulu tout mélanger. Les faits se sont produits dans la nuit du 4 au 5 octobre, la manifestation le 1 octobre. Je pense qu’il s’agit d’une récupération politique. Je suis un des acteurs des manifestations de Paris, je pense qu’ils ont juste voulu dénigrer le mouvement.

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