Un gouvernement d’ouverture  « pas comme on l’entend »

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Emmanuel Issoze Ngondet, a annoncé dimanche soir la formation de son gouvernement. Ce dernier pourtant annoncé comme étant  de «large ouverture» comme voulu par Ali Bongo Ondimba ne l’est « pas comme on l’entend ». La nouvelle équipe composée de 40 membres dont 30 % de femmes a été remanié à 50 %.

En effet, aucun ténor de l’opposition n’y figure. Seul Bruno Ben Moubamba, président de l’aile radicale de l’Union du peuple gabonais arrivé en troisième position lors du scrutin présidentiel du 27 août dernier avec 0,59%  des suffrages est promu vice-Premier ministre,  ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat social et du Logement.

Il faut également noter, l’entrée Estelle Ondo, vice-présidente d’un des principaux partis d’opposition, l’Union nationale, devient quant à elle ministre de l’Economie forestière, de la pêche et de l’Environnement. Et de Biendi Maganga Moussavou, fils de Pierre Claver Manganga Moussavou, président du Parti social démocrate (PSD) promu au rang de Ministre de la promotion des petites et moyennes entreprises chargé de l’entreprenariat national.

Pour Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, porte parole de Jean Ping ce gouvernement n’a rien d’un gouvernement d’ouverture. « C’est donc cela “ l’ouverture ” ? », se questionne-t-il avant de préciser que « la montagne a visiblement accouché d’une souris (…) Ils ont juste récupéré les crève-la-faim».

Pour Georges M’paga membre influent de la société civile, « ce gouvernement n’est composé que de personnes inexistantes dans l’opinion. Des personnes qui se représentent elles même et ne sont là que pour leurs intérêts.», il ajoute en substance, « la société civile n’y est pas représenté, alors qu’on ne nous dise pas “ largement ouverte aux forces vives de la nation”. Jean Ping a été élu ceci n’est qu’une mascarade et c’est le gouvernement d’une minorité de personne qui ont volé la victoire du peuple.»

L’entourage politique de Jean Ping reste visiblement soudé. Aucun de ses soutiens notables n’a intégré l’équipe. Une semi-victoire pour l’opposant qui se considère toujours comme le président élu.

Alain Claude Bilie By Nze, ministre d’Etat chargé de l’Economie numérique, de la Communication et de la Culture, et porte-parole du gouvernement s’est réjoui de ce nouveau départ pour l’équipe gouvernementale sur les antennes de RFI. « Là, on est sur l’ouverture et on verra plus tard comment amener l’opposition à intégrer encore plus ou la majorité à s’ouvrir davantage. »

On note tout de même deux  principaux sortants Mathieu Mboumba Nziengui, président de l’aile légaliste de l’Union du peuple gabonais (UPG) ministre d’Etat et le général Flavien Nzengui Nzoundou, vice-premier ministre.

L’entourage  du président se taille la part belle, Etienne Massard Kabinda Makaga, le secrétaire général de la présidence, conserve son poste et cumule le portefeuille de la Défense nationale. Alain-Claude Bilie-By-Nze et Pacôme Moubelet Boubeya sont promus ministre d’Etat. 

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