Traitement de déchets : la décharge publique de Mindoubé toujours ouverte

0

Située dans le 5ème arrondissement de Libreville, la décharge publique de Mindoubé est une immense montagne d’ordures ornée d’oiseaux blancs qui surplombe et pollue gravement l’environnement. Elle devait faire l’objet d’une fermeture imminente début 2016 mais curieusement reste ouverte.

En effet, le ministre de l’Intérieur Pacôme Moubelet Boubeya annonçait « La décharge de Mindoubé sera fermée au profit d’une revalorisation des ordures et de la création d’un centre d’enfouissement au Point Kilométrique 27, sur la route Nationale 1 ». Une annonce qui avait trouvé l’assentiment des populations vivantes aux alentours. Voilà que nous entamons la deuxième partie du mois d’avril sans que sur le terrain rien ne soit fait.

Nous nous sommes rendus à la décharge pour constater que la décharge publique de Mindoubé, exploitée à ciel ouvert et recevant tous les déchets de la Libreville, y compris ses banlieues nord et sud, Akanda et Owendo est déclarée saturée depuis 9 ans. Mais au Gabon cette question de santé publique et environnementale est relayée au second plan.

Georgette, une gabonaise la quarantaine, qui visiblement vit de son activité de recyclage des ordures ménagères nous explique que : « les ordures viennent de la ville pour Mindoubé, ce que les gens ne savent pas, c’est qu’en suite, ils repartent repartent de la d’ici pour la ville, les papiers administratifs servent à l’emballage des gâteaux qui sont revendus dans les quartiers partout. Les canettes de jus et les bouteilles en plastiques sont revendues aux vendeurs de jus comme le Bissap, le lait caillé et pour l’eau vendue à la sauvette dans les carrefours dans les grands carrefour », « nous vivons avec ce que nous trouvons ici », rajoute-t-elle.

Comme vous pouvez le constater en image, les camions de la société Averda continuent de déverser les déchets et des bambins pieds nus de faire du ramassage, pour leur compte, ou pour celui des adultes qui les emploient. Une véritable activité parallèle pratiquée quotidiennement dans cet amas d’immondices.

Le nouveau centre d’enfouissement qui devait permettre de créer des emplois à travers les nouveaux métiers liés aux déchets et la capitalisation du biogaz et du compost este en attente. Etait-ce une vaine promesse comme cela est de traditions avec les émergents ? Des promesses non tenues des ministres qui n’engagent que ceux qui les croient.

Laisser un commentaire