«Tous ceux et celles qui participeront à ce bal de vampires doivent être considérés comme des ennemis du Gabon»

0

Ce dimanche 13 novembre 2016 le collectif la Voix de la résistance, regroupant entre autre, le Mouvement National des Chômeurs du Gabon (MNCG), la Voix des Mapanes, le Collectif des Victimes des violences post électorales, le Collectif des Parents des détenus arbitrairement détenu par le pouvoir, le mouvement  Gabon Nouveau, a tenu une conférence de presse, pour entretenir l’opinion sur le climat socio-politique du pays, mais aussi leur position quant au dialogue envisagé par Ali Bongo.

Ouvrant l’échange avec les médias, le président du Mouvement national des chômeurs du Gabon, Nguema Ndong Michel,  a fait un bref récapitulatif de la situation que connaît le pays depuis l’élection présidentielle du 27 août dernier, fustigeant la répression, les arrestations, les disparitions et les assassinats de plusieurs compatriotes. Ainsi, ne pouvant laisser impuni ces crimes perpétrés contre le peuple, il a informé l’opinion, de la saisine dans les jours du « Conseil Africain des Droits de l’Homme et du procureur de la république pour établir la vérité sur les membres de la Voix de la Résistance morts et disparus lors de la crise post-électorale ».

Par ailleurs, par la voix du vice-président du mouvement national des chômeurs du Gabon, Joël Yannick Nguema, qui était entouré également du leader de la Voix des mapanes, Amiss Kombo, le collectif la voix de la résistance a évoqué le climat délétère qui prévaut dans le pays  depuis 2009, « la vie politique gabonaise est marqué depuis 7 ans par une instabilité politique, économique, sociale et gouvernementale, caractérisée par le mépris, l’arrogance et le mythe d’un pouvoir qui estime que la force, le mensonge et l’intimidation reste le mode de gouvernance d’un Etat au 21ème siècle. » a-t-il souligné. Sur la question de l’appel au dialogue d’Ali Bongo, le Collectif rappelle qu’« après avoir tué, torturé, emprisonné et volé la victoire des gabonais…le tyran Ali Bongo et certains mercenaires politiques comme Manuel Valls premier ministre français, René Ndemezo’o Obiang, appellent le peuple gabonais au dialogue ».

De ce fait pour ce collectif, cette question est nulle et non avenue, « nous ne pouvons et n’allons pas dialoguer avec ceux et celles qui sont incapables de reconnaître pour une fois leur défaite, leurs échecs et leurs crimes ». Ils ont conclu en avertissant  que toutes les personnes disposées à prendre part « à ce bal de vampires doivent être considérées comme des ennemis du Gabon et du peuple gabonais ».

Laisser un commentaire