Samedi 27 août : une journée électorale ou ville morte ?

0

Ce samedi 27 août a lieu l’élection présidentielle au Gabon. Les citoyens sont donc invités à accomplir leur devoir civique afin d’élire la personnalité qui conduira aux destinées du Gabon pendant les 7 prochaines années.

Si au cours des meetings et autres causeries durant cette campagne électorale, les compatriotes étaient armés d’un engouement qui les a emmené à écumer les villes du pays et les rues de la capitale notamment, avec tee-shirt, casquettes, gadgets et babioles de tous genres. Curieuse est l’atmosphère ce jour du vote. A Owendo et Libreville, partout où nous sommes passés, nous avons observé une fluidité du trafic routier ce qui n’est généralement pas le cas les samedis. Les supermarchés (Prix Import, Cecado, magasins…), banques et autres commerces habituellement ouverts sont tous clos.

L’opérateur de téléphonie mobile Libertis a envoyé des messages pushs (messages groupés) à ses abonnés, leur informant de la fermeture de ses agences pour des raisons électorales.

Qu’est-ce qui pourrait expliquer cette atmosphère ?

Pendant cette campagne, on aura assisté ça et là à des discours durs entre les les différents candidats les uns à l’endroit des autres. Un des candidats a pris le surnom d’un boxeur célèbre voulant « mettre KO » ses adversaires, d’autres ont appelé les militants à la dissidence en cas de fraude. Aussi, une rumeur de couvre feu s’est répandue durant toute la semaine qui a précédé le vote alors qu’il ne s’agissait que d’une mesure préventive de fermeture de frontières. Chose normale et légale en pareille situation.

Rien ne justifie donc la psychose constatée chez les habitants notamment ceux de la capitale qui se sont rués, la veille, dans les principaux supermarchés afin de faire le plein de denrées alimentaires, ainsi que le plein d’essence.

Ces fermetures toutes azimuts augmentent l’angoisse chez les populations alors que la période électorale n’est un processus normale dans toute démocratie moderne.

Laisser un commentaire