Retour sur le calvaire vécu par Melvin Gondjout et Alex Haore

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Interpellé en marge de la manifestation portant sur la contestation de la candidature d’Ali Bongo Ondimba le 9 juillet dernier et détenu pendant une dizaine de jour à la prison centrale de Gros Bouquet, Melvin Gondjout et Alex Haore reviennent sur le calvaire qu’ils ont vécu.

L’histoire avait fait grand bruit sur les réseaux sociaux, obligeant même le procureur de la république à monter au créneau officieusement auprès de leur avocat, menaçant de ne pas les libérer. Aujourd’hui ils sont en liberté provisoire et interdit de quitter le territoire.

Alors que la société civile avait appelé a manifesté en vue de faire barrage à la candidature d’Ali Bongo Ondimba, des échauffourées avaient éclaté entre manifestants et forces de l’ordre au Rond-point de la démocratie. Dans la foulé, des interpellations de leaders de la société civile Jean Remy Yama, Roger Ondo Abessolo et Cyrlin Koumba Mba sont opérées. Plusieurs citoyens dont Melvin Gondjout et Alex Haore, alors que ces derniers ne participaient pas à la manifestation mais se rendaient à Owendo avaient aussi été arrêtés.

C’est à ce moment que commence le calvaire de ces jeunes gens, qui a première vue sont coupables de délit de patronyme, ils sont conduit dans les locaux de la police judiciaire, où ils sont mis en cellule après  avoir été entendus sur procès verbale. Ils vont passer près de six jours dans les geôles de la police judiciaire, dans des conditions difficiles, se couchant littéralement sur un bloc de béton faisant office de lit, et cela à tour de rôle puisque étant nombreux.

Après leur passage devant le juge, ils sont transférés dans la même soirée à la prison centrale, « j’ai découvert les geôles de la prison centrale de Gros Bouquet. Quand nous passons aux alentours de cette barrière, nous n’imaginons pas réellement qu’il y a une vie de l’autre côté de ces grands murs. » Relève-t-il.

C’est dans ce lieu décris comme un enfer, que les deux jeunes hommes vont demeurer dix jours durant. « Les cafards cohabitent avec  les hommes et où les toilettes indigènes servent pour 201 personnes dans un quartier.» raconte Melvin Gondjout, et d’ajouter « j’y étais avec les assassins, les braqueurs, les gars qui ont pris perpétuité, les pédophiles… c’était un cauchemar ».

Le seul point positif qu’ils tirent de cette rocambolesque expérience, c’est la prise de conscience des conditions inhumaines dans lesquelles vivent les détenus, mais aussi la capacité d’organisation de la vie en communauté de ces derniers « malgré les conditions exécrable », nous raconte t-il en conclusion de notre entretien.

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