Rentrée scolaire : la Conasysed et le Sena fixent leurs conditions

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Alors que le Conseil des ministres réuni ce jeudi 13 octobre 2016 a adopté le calendrier scolaire 2016-2017 qui fixe la rentrée administrative au lundi 17 Octobre 2016, à 7 h 30  et la rentrée effective des classes au lundi 31 Octobre 2016, sur toute l’étendue du territoire national, les principaux syndicats de l’Education nationale, la Conasysed et le Sena ont émi ce 14 octobre leurs conditions pour la reprise des cours.

La Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed ) pose comme condition pour  « une rentrée scolaire effective 2016-2017 » sept points que sont : « Libération sans conditions de : Roger Ondo Abessolo, Cyrlin Koumba Mba Essiane, Docteur Sylvie Nkoghe-Mbot, arbitrairement arrêtés les 09 juillet et le 06 octobre 2016, tous leaders de Dynamique Unitaire; Paiement intégral de la Prime d’Incitation à la Performance (P.I.P) du deuxième trimestre 2015 ; Organisation du concours professionnel d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure (E.N.S) prévue les 24 et 25 juin 2016, mais reporté sine die sans raison ; Restitution aux enseignants des bons de caisse des mois de mars, avril, mai, juin, juillet, août 2015 séquestrés jusqu’à ce jour ; Paiement des omissions de la Prime d’Incitation à la Fonction Enseignante (P.I.F.E) de 2015 ; Régularisation des situations administratives des enseignants du Pré-primaire, du Primaire, du Secondaire et de l’Enseignement Normal ; Cessation des arrestations arbitraires intempestives des Leaders syndicaux et autres acteurs de la Société Civile ».

La Conasysed demande donc à ses membres de ne pas reprendre les cours tant que leurs revendication n’auront pas abouti ainsi que l’insécurité qu’il qualifie comme étant de « plus en plus grandissante ».

Au syndicat de l’éducation nationale même son de cloche. Fridolin Mve Messa a affirmé dans une déclaration datée de ce vendredi 14 octobre que « L’école gabonaise va très mal, elle est même agonisante ». Regrettant qu’ « aucune nouvelle école publique n’a été construite à travers le pays, ce malgré les alertes sans cesse renouvelées du Sena et des autres partenaires sociaux ».

Le secrétaire général du Sena a rappelé que le cahier de charge déposé sur la table du ministre de l’Education nationale le 9 décembre 2015 est resté lettre morte. Lequel contenait 13 revendications : «  La construction de nouvelles salles de classes ; L’équipement en tables bancs de nombreux établissements scolaires du pays ; La réhabilitation des structures d’accueil existantes et l’équipement des laboratoires ; La suppression de l’APC au regard des incohérences et des insuffisances observées dans sa mise en œuvre ; La réactivation de toutes les commissions ministérielles avec la participation des partenaires sociaux (examens, affectations, mise en stage…) ; La prise d’un Arrêté ministériel fixant l’organisation de la journée nationale de l’Enseignant, Martine Oulabou, chaque 23 mars ; Le recrutement et la formation des Enseignants, en quantité, surtout dans les matières scientifiques ; La finalisation du dossier des Enseignants du pré-primaire ; La sécurisation des établissements scolaires ; Le paiement, désormais, des vacations après service fait, afin de lutter efficacement contre les fraudes, les omissions et la longue attente ; La liquidation des arriérés de la PIFE 2015 ; Le paiement de la PIP du 2ème trimestre 2015 ; Le paiement des rappels de solde. » auxquels s’ajoute la libération, sans conditions, des leaders syndicaux encore incarcérés.

Le Sena appelle ses militants et sympathisants à la mobilisation en attendant la décision de l’assemblée Générale du samedi 29 octobre 2016 certainement pour décider d’un mouvement de grève dès le 31 octobre date prévue pour le démarrage des cours.

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