Récusation de Paulette Ayo-Mba : énième report de la Cour d’appel judiciaire de Libreville

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Le délibéré portant sur la récusation de la présidente de la Cour d’appel   judiciaire de Libreville, Paulette Ayo-Mba épouse Akolly a été reporté. En effet, après de longues heures d’attente, ce n’est qu’aux environs de 13h que les justiciables venus nombreux ont su qu’une note indiquant le report de l’audience a été affichée sur le tableau du rôle.

1.1.1. Photo - Gabonmediatime.comDe ce fait, plusieurs personnes dont les figures de l’opposition gabonaises se sont indignées face à ce geste. Le président du Mouvement du Redressement National (MORENA), Luc Bengone Nsi affirme que « depuis le 1er août nous avons demandé la récusation de Madame Akolly  et depuis cette date nous n’avons plus eu droit à une audience régulière et à chaque fois l’audience a été repoussée. Nous étions arrivés ce matin pour qu’au moins la nouvelle Cour siège pour que nous puissions commencer les débats sur ce dossier malheureusement on nous renvoi à demain, le 9 août. Vous pouvez vous-même constater la difficulté devant laquelle se trouve nos magistrats pour trancher un problème aussi claire ».

1.1.1.1. Photo - Gabonmediatime.comDans le même sens, le président de l’Union du Peuple Gabonais (UPG), Moukagni-Iwangou Jean de Dieu s’exprime « la violation de la loi s’installe durablement au sein des cours et tribunaux, telle que nous venons tous de le constater c’est une dérive malheureuse qui témoigne de la fébrilité de la justice (…). Un juge doit être impartiale, au-dessus de tout soupçon, le cas présenté par la Cour d’appel atteste de la manière la plus emblématique d’une situation ou le juge a déjà pris parti sur la question objet de la saisine de la juridiction (…) je suis déçu par la procédure, je suis déçu pour le triomphe du Droit, je crois qu’il faut absolument que les gabonais et gabonaises prennent conscience de cela et travaillent pour offrir à ce pays la chance de se renouveler ».

Il rappelle ensuite que « la Justice se fera toujours, elle est intemporelle il serait dommage que les faits ne s’inscrivent pas dans le sens de la cohérence » c’est-à-dire qu’on devrait tenir l’audience avant la date butoir du 27 août 2016. Il souhaite donc « que la sagesse touche tout le monde et que la cohérence puisse guider l’ordonnancement des faits en commençant par la procédure ».⁠⁠⁠⁠

En attendant, Moukagni-Iwangou et Luc Bengone Nsi restent suspendu à la Cour. Il en va de même pour les nombreux observateurs de la vie politique nationale. Nous y reviendrons.

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