Primature : Entre soupçon de détournement et gestion peu conventionnelle  des astreintes

0

Nommé premier ministre le 28 septembre dernier, Emmanuel Issoze-Ngondet semble être gagné par les mêmes travers souvent décriés dans l’administration gabonaise.

En effet, selon des indiscrétions rapportées par nos confrères de La Loupe n°303 de ce mardi 22 novembre, la gestion du cabinet du chef du gouvernement connaîtrait des errements qui soulèvent le courroux des fonctionnaires en poste à la primature, parlant d’une « gestion clanique et familiale des affaires » au sein de cette haute administration.

Il semble que ses plaintes partiraient du non-paiement des astreintes dûes aux agents en poste au cabinet du premier ministre Issoze-Ngondet, celles-ci sont « alloués en compensation des heures supplémentaires et autres services rendus au-delà des horaires réglementaires », malheureusement constatent certains fonctionnaires « ces fonds émanant du secrétariat général du gouvernement sont, depuis quelques mois versés au nouveau chef de cabinet », chose curieuse « cette personnalité pour n’avoir jamais été nommée en conseil des ministres, est totalement inconnue des agents en poste au cabinet du premier ministre » nous rapporte l’hebdomadaire.

Selon des indiscrétions d’un agent, le nouveau chef de cabinet du premier ministre « est venu avec son équipe. Depuis sa nomination, les membres du cabinet n’ont pas été confirmés, les personnes qu’il a ramené n’ont pas été nommées. Mais ils se comportent comme des responsables, prennent les sous et engagent même la primature. En vertu de quel texte ? Nous ne savons pas ».

Par ailleurs ce qui soulève le mécontentement des fonctionnaires c’est « les pratiques peu orthodoxes qui gangrènent la primature, notamment la gestion opaque des astreintes. », d’après l’hebdomadaire, qui révèle en outre  « qu’un coursier, pour peu qu’il ait des affinités avec le chef de cabinet chargé de la gestion de cette manne financière, peut toucher le triple de ce que gagne une secrétaire de cabinet. Les montants sont distribués à la tête du client ». « Au regard d’une telle pagaille qui a lieu dans son cabinet, l’on s’interroge dans le fond sur la capacité d’Issoze-Ngondet à gérer de manière efficiente tout un gouvernement et partant, le pays tout entier » conclut La Loupe.

Laisser un commentaire