Présidentielle 2016 : l’Union Européenne appelle à un scrutin non-violent

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Au regard des différents événements survenus à Libreville au cours de ce mois de juillet, l’Union européenne (UE) prend la parole pour appeler au calme et à la non-violence.

En effet, la représentante de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne au Gabon, Mariya Gabriel a appelé jeudi à “tout faire” pour “éviter tout acte de violence ou toute forme de provocation”, dans une atmosphère déjà ardue à l’approche du scrutin du 27 août prochain.

L’observatrice en chef a demandé aux autorités gabonaises ainsi qu’aux partis d’opposition “de tout faire afin d’éviter tout acte de violence ou toute forme de provocation”, soulignant qu’il “en va de leur responsabilité commune”, lors de la conférence de presse de lancement de cette mission européenne au Gabon.

« Les récents incidents qui ont donné lieu à des actes de violence sont inquiétants. La campagne électorale doit se faire dans un environnement apaisé ou les libertés fondamentales – la liberté d’expression, d’association et de rassemblement – sont pleinement respectées », a ajouté la députée européenne.

« Dans ce contexte, les forces de l’ordre se doivent aussi d’agir avec retenue », a-t-elle précisé. Quand on voit les violences dont les forces de l’ordre font usage lorsqu’il s’agit de l’opposition. On a encore souvenance du rassemblement mis en œuvre par certains candidats de l’opposition qui a été dispersé à coups de grenades lacrymogènes par les forces de police.

Toutefois, demande a été faite aux autorités gabonaises de « garantir la transparence du processus électoral à tous les niveaux, qui est la clé afin que tout le monde accepte les résultats finaux de l’élection”. Dans quelques jours, on assistera au déploiement de vingt-deux observateurs européens dans les neuf provinces du pays et plus d’une cinquantaine au total pendant le scrutin. Cette mission intervient “à l’invitation du gouvernement gabonais ».

Ces observateurs auront accès « à toutes les étapes le jour du scrutin », notamment l’ouverture des bureaux de vote, le vote lui-même, et le dépouillement des résultats, a précisé l’observatrice en chef. Ceci pour s’assurer du bon déroulement de la campagne électorale et de l’élection en elle-même.

Crédit photo : Marcel Djabioh 

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