Présidentielle 2016 : le permis de conduire ne permet plus de voter

0

A l’approche du scrutin de ce samedi 27 août 2016, tant attendu au Gabon, l’opinion publique crie au scandale face aux éléments qui permettent de voter publier dans un communiqué de la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) au quotidien l’Union.

En effet, aux termes de l’article 54 de la loi 7/96 (modifiée) du 12 mars 1996 portant dispositions communes à toutes les élections politiques « l’accès au bureau de vote est conditionné par la présentation d’une carte d’électeur et de l’une des pièces d’identité suivante : la carte d’identité nationale et le passeport.

A défaut des pièces et après vérification par le bureau de vote, l’accès aux urnes est autorisé en milieu rural sur présentation de la carte d’électeur et d’une pièce d’état civil originale ou légalisée ». Cette disposition exclut donc le permis de conduire des pièces qui permettent de voter.

Ainsi, nombreux sont ceux qui se demandent quelles seraient donc les raisons qui ont poussé le législateur à modifier la loi? « En 2009 j’ai voté avec mon permis de conduire et j’ignorais que la loi avait changé entre temps! Nous savons tous Ô combien  avoir la carte d’identité nationale est un parcours du combattant au Gabon! », affirme Landry Mackaya avant d’ajouter « cette modification vise à empêcher les gabonais de voter massivement pour leur candidat! C’est inadmissible avant on votait avec le permis de conduire! ».  

De même, Moussadji Onouviet Aboghe visiblement remonté par la surprenante nouvelle lance « le Code électoral de 2005 dispose dans son article 54 que l’on pouvait voter avec la CNI, le passeport ou le permis de conduire. Pour la prochaine élection, ce dernier n’est plus autorisé. À défaut, on pourra voter en zone rurale avec une copie d’acte de naissance légalisée. Pourquoi cette mesure n’est pas aussi mise en place en zone urbaine quand on sait qu’avoir sa CNI est difficile et que beaucoup de gabonais n’ont pas de passeport car ils n’ont pas les moyens de voyager ? ».  

Ces multiples interrogations devraient non seulement  interpeller les autorités compétentes  qui ne vulgarisent quasiment pas le droit gabonais mais également les citoyens car un célèbre adage dit « nul n’est censé ignorer la loi ».

Laisser un commentaire