Présidentielle 2016 : 98 universitaires et chercheurs exigent le respect de l’Etat de Droit démocratique au Gabon

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Dans une déclaration parue dans les colonnes des hebdomadaires La Loupe et Le Mbandja, quatre vingt dix-huit (98) universitaires sont rentrés de plein pied dans le débat politique en se situant au niveau citoyen. Pour ces savants, la validation de la candidature d’Ali Bongo Ondimba par la Cenap est un déni de droit, une violation de l’Etat de droit et une méprise de l’égalité des chances.

Considérant que « le Gabon traverse une crise politique, socio-économique depuis 2009 », et rappelant que « l’Université a une mission fondamentale d’éducation, d’éveil des consciences, et qu’à ce titre, la Communauté universitaire bénéficie de franchises universitaires, notamment celles portant sur les libertés d’opinion et d’expression, et celles liées à l’immunité de juridiction concernant les écrits et les paroles de ses membres, dans l’exercice de leurs fonctions » et que « l’Université vit dans, pour et par la société », les signataires de la déclaration estiment qu’ils est urgent de s’exprimer et de rappeler aux gouvernants actuels leur devoir de respecter les lois et règlement en vigueur au Gabon gage d’un véritable l’Etat de droit démocratique.

Remettant en cause, la candidature et l’acte de naissance d’Ali Bongo Ondimba dont ils rappellent les propos tenus dans l’émission d’Alain Foka sur RFI.

Constatant les arrestations tout azimut de membres de la société civile, notamment Jean-Rémy Yama qu’ils ne citent pas, les universitaires souhaitent le respect de l’Etat de droit et donc le respect le respect du peuple. Car les juridictions nationales rendent la justice au nom du peuple.

Si la faculté de déposer sa candidature incombe à Ali Bongo Ondimba, celle de sa validation n’est pas de son ressort. C’est bien la Commission électorale national et permanente (Cenap) et la Cour constitutionnelle qui sont chargées d’examiner la conformité des dossiers. Or, à entendre Paul-Marie Ngondjout, commissaire à la Cenap pour le compte de l’Union nationale parti de l’opposition, l’acte de naissance présenté par le candidat Ali Bongo contient des éléments qui l’exposent à la contestation. « Dura lex, sed lex », dure est la loi, mais c’est la loi », Aboghe Ella ayant fait faillite à l’Etat de droit, il ne reste plus que Marie Madeleine Mborantsuo pour donner une dernière chance en la croyance à l’Etat de droit.

En définitive, les universitaires signataires de la déclaration ne souhaitent qu’un climat de paix et le seul respect de la loi qui permet de garantir à tous et à chacun de vivre dans un pays en paix.

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