Politique : l’ONG Survie réagit sur le climat politique au Gabon

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Yanis Thomas, membre du comité éditorial de Billets d’Afrique mensuel de l’association Survie, s’est exprimé ce lundi 1er août au cours de l’émission “Invité Afrique” sur les antennes de Radio France International (RFI), sur la situation sociopolitique qui prévaut actuellement au Gabon à l’approche de l’élection présidentielle du 27 août prochain.

Interrogé par le journaliste Christophe Boisbouvier sur les ondes de RFI, l’association Survie par la voix de l’un de ses responsables a tenu à réagir sur l’arrestation de dizaine de membres de l’opposition et de la société civile, mais également sur la coopération militaire française au Gabon.

S’exprimant sur la situation politique actuelle du Gabon, Yanis Thomas évoque : « En prévision des élections qui vont avoir lieu le 27 août, le pouvoir gabonais mène une très violente répression vis-à-vis de son opposition et il nous semble primordial que la France ne cautionne pas ces agissements en retirant ses coopérants militaires ou policiers au Gabon, afin de ne pas soutenir le coup de force électoral qui est en train de se passer au Gabon »

Revenant sur les arrestations de certains leaders de la société civile et de militant de l’opposition, il signale que : « Un certain nombre de militants syndicaux ou politique ont été enfermés et mis sous les verrous en juillet en prévision de cette élection du 27 août », « à notre connaissance un certain nombre de militants ont pu être relâchés, mais ce n’est pas le cas des principales têtes de fil notamment Jean-Remy Yama de Dynamique unitaire, et donc les leaders des mouvements d’opposition n’ont pas la possibilité de mener librement leurs activités politique à l’heure actuelle » a-t-il ajouté.

L’auteur du billet “Centrafrique : un destin volé, Histoire d’une domination Française “, revient également sur la coopération militaire au Gabon et demande à l’autorité française de suspendre cette coopération sécuritaire afin de ne pas cautionner la répression de l’opposition au Gabon : « Il se trouve notamment, cas emblématique, qu’il y a un commandant de police français qui est détaché en tant que conseiller auprès du commandant des forces de police gabonaise et donc qui est aux premières loges pour suivre et d’une certaine façon cautionner la répression en cours, et donc ils nous semble tout à fait inopportun de maintenir ce type de coopération » dit-il, et de renchérir concernant la base militaire au Gabon : « Cette base sert d’assurance-vie au régime gabonais et a pu servir de cette façon au long de l’histoire gabonaise récente et le rapport d’avril 2016 est spécifique sur un thème, mais il ne remet pas en cause notre revendication globale qui est le retrait des troupes françaises d’Afrique ».

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