Pénurie de manioc à Libreville

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Accompagnant le repas principal, le manioc est cette racine comestible, plutôt rustique mais délicieuse consommée dans la plupart des foyers gabonais qui désormais fait l’objet d’une pénurie à Libreville et ses environs.

Cet aliment fabriqué à base de tubercule pilé, manque dans les principaux marchés de la capitale. Du moins au sein des marchés réputés pour les vendre. Au PK 5, le manioc est inexistant depuis plusieurs jours, Champlain B, un client habituelle interrogé sur les lieux, nous apprend que sa vendeuse n’a pas été livrée depuis des semaines. Le manioc qu’elle vend, vient de l’intérieur du pays par voie terrestre. Sur les lieux, les vendeuses, disent ne pas connaître les raisons de cette absence de manioc qui se fait désormais remarquée.

Au rond-point d’Awendje, ce dimanche, même scénario, en dehors du manioc batéké, les commerçantes n’exposaient rien d’autre. Conséquence, ce manioc est passé de 300 F CFA à 500 F CFA.

Notre constat s’est poursuivi dans la commune d’Owendo où nous nous sommes rendus au marché d’Awoungou, désormais le manioc vient à des heures précises. Là-bas, la plupart des vendeuses sont ravitaillées par la province de l’Ogooué-Lolo, notamment par la ville de Lastourville, depuis laquelle le manioc est acheminé sur Owendo par train.

Or, depuis la crise  post-électorale nous fait remarquer une commerçante, le manioc se fait rare. Là aussi, les vendeuses n’ont pas été claires sur les véritables raisons de la pénurie.

Au petit marché de Nzeng-Ayong-Dragages, le constat est le même. Pas de manioc punu, pourtant ce dernier remplit souvent les étales à cet endroit. Les habitants du quartier sont contraints de parcourir la ville pour en trouver.

Les fournisseurs de ce tubercule tant prisé par les gabonais ont-ils décidé de ne plus le produire ? La question reste posée, le constat est fait, la pénurie de manioc est belle et bien remarquable à Libreville et ses environs.

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