Nuage sombre sur l’économie gabonaise, l’aveu de Régis Immongault

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L’inquiétude affichée par l’agence de notation financière internationale Fitch&Ratings sur les perspectives économiques du Gabon semble se préciser. Le ministre de l’Economie, de la prospective et de la programmation du développement, Régis Immongault a lui-même évoqué les difficultés que pourrait rencontrer l’économie gabonaise en 2016 devant ses collaborateurs.

Bien que les prévisions tablent sur une légère reprise en 2017, l’économie gabonaise semble traverser une zone de turbulences qui pourrait compromettre la mise en œuvre du programme du président Ali Bongo Ondimba.

Au cours d’une séance de travail qu’il a animé le 17 octobre dernier avec l’ensemble des directeurs généraux des administrations du ministère de l’Économie, de la prospective et de la programmation du développement, Régis Immongault, a évoqué les difficultés financières que pourrait traverser le pays, « Nous sommes dans un contexte très difficile de rareté de ressources, avec la chute du cours du pétrole. Dans un contexte international marqué d’incertitudes, avec la médiocrité de la croissance, il faudrait qu’on puisse être inventif pour permettre la mise en œuvre du programme du chef de l’État » a-t-il relevé. D’où la nécessité pour le gouvernement de multiplier les stratégies à court et moyen terme pour faire face à la crise multiforme que traverse le pays.

Pour Régis Immongault, la mise en place d’un plan d’urgence serait nécessaire pour apporter des solutions durables sur la conjoncture économique que connaît le Gabon, elle s’avère d’autant plus urgente « si l’on s’en tient aux dernières prévisions économiques du Fonds monétaire international (FMI), confirmées par l’agence de notation internationale Fitch Rating, qui révèlent que l’économie gabonaise traverserait une mauvaise passe en 2016 » précise-t-il.

Pour rappel, l’agence de notation estimait au mois de mai 2016 que les dépôts du gouvernement à la banque centrale et dans les banques commerciales avaient connu une diminution d’environ 550 milliards de FCFA, soit 880 millions de dollars, et que la dette publique devrait atteindre 48 % du PIB à la fin de l’année 2016 et culminer à 50% en 2018.

3 Commentaires

  1. il n’y a jamais de fumé sans combustible ….admettre une incompétence c’est pas tout, encore faut il qu’après ça, l’humilité vous exhorte à laisser faire ceux qui savent anticiper et gérer les changements prévisibles et annoncés de contextes économiques!
    ne vous n’obstinez pas à essayer ou bricoler 7 années de plus, sans vision de l’avenir avec un ali en fuite!

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