«Non» à l’accord de paix entre le gouvernement colombien et les FARC

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Le référendum organisé par la Colombie dont l’objectif était de soutenir ou non l’accord de paix signé entre le gouvernement colombien et les FARC  a connu une issue inattendue. Un accord qui visait à réconcilier un pays en guerre depuis près de 50 ans, et à réintégrer les guérilleros dans la société colombienne.

En effet, alors que les observateurs colombiens et internationaux s’attendaient à un résultat favorable à l’issue du scrutin, le «Non» s’est imposé avec 50,21% contre 49,78% pour le «Oui». Un vote qui portait sur la question : « Soutenez-vous l’accord final d’achèvement du conflit et de construction d’une paix stable et durable »

La nouvelle a été accueillie avec beaucoup de déception de la part des deux parties signataires de cet accord de paix. Le président Colombien Manuel Santos reste toutefois déterminé déclarant «Je ne me rendrai pas et continuerai à rechercher la paix». Un cessez le feu avait été conclu le 29 août dernier après près de 50 ans de guerre avec les FARC. Le président Santos a par ailleurs précisé que cette position serait maintenu afin de préserver la paix dans le pays.

Rodrigo Londoño alias Timochenko, le chef des FARC, a déploré le résultat de ce référendum, dénonçant la volonté d’une minorité, « qui sèment la haine et la rancœur » selon ses propos, à l’origine de cet échec.  Ce dernier a partagé la volonté du président Santos de préserver la paix en Colombie, en réaffirmant la disposition des guérilleros «à ne faire usage que de la parole comme arme de construction de l’avenir» a-t-il précisé.

Une victoire politique pour Alvaro Uribe ancien président de la République, et ambassadeur de la campagne du « Non », qui avait déjà auparavant combattu les FARC alors qu’il était ministre de la Défense. Aujourd’hui il remet en question entre autre le modèle de justice transitionnel applicable aux membres des FARC qui leur donne notamment le droit – une fois les armes rendues –  de jouir à nouveau de leur plein droit y compris de participer à la vie politique du pays.

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