Mission de plaidoyer de la société civile Libre en France : Communiqué de presse du ROLBG et de la Plate forme nationale de la société civile

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A moins de 40 jours de l’élection présidentielle de 2016 au Gabon, le contexte politique national est marqué globalement par la détérioration des libertés fondamentales. Il est caractérisé par une répression brutale touchant directement les leaders d’opinion, les activistes pro-démocratie, les acteurs des mouvements syndicaux et associatifs de jeunesse qui contestent la candidature d’Ali Bongo, jugée anticonstitutionnelle au regard de l’article 10 de la Constitution.

Gabonaise et de sa gestion catastrophique du pays. Ce dernier est accusé de pratiques mafieuses, gouvernance calamiteuse et de violations massives des droits de l’Homme. Les personnes arrêtées par les forces de l’ordre sont soumises à la torture, aux traitements dégradants, y compris les violences sexuelles. De nombreux témoignages nous ont été rapportés. Des procès expéditifs de masse sont organisés par une Justice aux ordres pour jeter en prison les dizaines de personnes arbitrairement arrêtées. Dans sa folle volonté de se maintenir au pouvoir par la violence et l’intimidation, Ali Bongo exerce une oppression directe sur la population, à travers le déploiement des militaires, gendarmes, policiers et miliciens. Ces groupes armés ont été déployés sans aucune justification et sans fondement juridique, au mépris des lois de la République.

Pour faire face à ses violations graves des droits de l’Homme, la société civile et les victimes ont décidé de saisir la Justice internationale et de pour- suivre personnellement Ali Bongo et individuellement, les donneurs d’ordres identifiés au sein des forces de répression de son régime qui agissent contre le peuple gabonais en toute impunité. Dans ce contexte, la société civile compte mener un plaidoyer au plus haut niveau de l’Etat français et des institutions de l’Union européenne, afin de les interpeller sur les dérives autocratiques d’Ali Bongo et son obsession à faire obstacle au déroulement d’une élection transparente, honnête, crédible et apaisée au Gabon. Il s’agit surtout d’interpeller la communauté internationale sur ses engagements à accompagner le Gabon à relever le défi d’une élection que tout le monde veut irréprochable.

Dans son œuvre de destruction du consensus démocratique, Ali Bongo a entrepris unilatéralement de déplacer la Commission électorale nationale autonome et permanente et de la loger dans l’ancienne cité de la Démocratie qui est aujourd’hui devenue, le principal camp militaire de sa garde pléthorique dite « Garde Républicaine ». Il est clair qu’Ali Bongo ne veut absolument pas d’une élection démocratique au Gabon. Les membres de la société civile gabonaise vont, par ailleurs mener une campagne médiatique pour attirer l’attention de l’opinion publique française et internationale sur les enjeux de cette élection et les risques potentiellement élevés d’une explosion aux conséquences incalculables sur la stabilité du Gabon et de la sous-région, en cas de coup d’Etat électoral. Il convient donc de venir au secours du Gabon pendant qu’il est encore temps.

Pour le ROLBG Georges Mpaga,

Pour la Plate Forme Nationale de la société civile Rev. Pasteur Georges Bruno Ngoussi

Contact presse : GMpaga@gmail.com Tel : 33 (1) 07 52 97 44 51 / 33 (1) 06 42 38 57 47

Fait à Paris, le 22 juillet 2016

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