Michel Boumi accuse la France du « délit de non assistance à peuple en danger »

Dans un libre propos parvenu à notre rédaction, le membre fondateur du Rassemblement héritage et modernité et ancien député, Michel Boumi accuse la France d’être coupable du délit de non assistance à peuple en danger. Fustigeant la passivité de l’armée française que le député qualifie de « complice carnage perpétré dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2016 au QG de Jean PING.» Nous publions in-extenso, le propos de l’honorable Michel Boumi.

DELIT DE NON ASSISTANCE A PEUPLE EN DANGER

Que les politiques français sachent que les gabonais ne sont pas dupes du jeu néocolonial qui se trame au Gabon depuis des années.

Les gabonais sont matures et sont un peuple considérable.

La volonté coloniale de vouloir réduire ce peuple en esclave sur la terre de ses ancêtres trouvera toute la hargne d’un peuple debout et déterminé à tourner la page sombre d’un passé peu glorieux.

Si les principaux acteurs et animateurs de la France-Afrique s’échinent encore à échafauder des plans pour éteindre la flamme de la liberté, le Gabon de RAPONTCHOMBO Denis, de Léon MBA MINKO, de Jean Hilaire AUBAME, de GONDJOUT INDJENDJE Paul, de NDOUNA DEPENAUD, de Germain MBA, de RENDJAMBE ISSANI, de MBA OBAME, de MBOULOU BEKA s’élèvera pour barrer la route aux sorciers qui répandent la peur sur les peuples.

Il est temps que la France se guérisse du syndrome colonial qui la réduit à ne voir ses ex colonies que comme une « épicerie de campagne » juste bonne à assurer l’ordinaire de la métropole.

Pourtant, forte de ses assises au Gabon, avec une base militaire bien établie, la France s’est rendue complice du carnage perpétré dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2016 au QG de Jean PING.

Oui, elle qui dispose comme tout le monde le sait d’un des plus important dispositif de renseignements du Golfe de Guinée, elle qui voit ses compatriotes servir dans les rangs de la garde présidentielle.

A peine 800 mètres séparent le QG de Jean PING du Camp de Gaulle.

Étonnant que ni les coups de canon d’armes lourdes, ni le survol bruyant des hélicoptères n’auront convaincu les forces françaises à s’interposer ou tout au moins à dissuader les agresseurs sur la gravité d’un tel acte dans un pays en paix et en pleine élection présidentielle. Rien, mais alors rien ne peut justifier un acte d’une telle barbarie.

L’Histoire de nos relations traditionnelles nous enseigne que des officiers français avaient su déjouer par le passé de telles pratiques qui ne correspondent nullement aux mœurs gabonaises.

Les gabonais, peuple majeur fait un distinguo clair entre les politiques français et le peuple français. Il n’y a pas d’amalgame.

Les Politiques français ont voulu qu’il en soit ainsi car les peuples colonisés ont vocation à subir pas à contester.

Pas étonnants que les circonvolutions et autres revirements de l’ancien Premier Ministre VALLS ou du Ministre des Affaires Étrangères montrent à la face du Monde, le choix qu’ils font du Gabon colonial que celui du peuple gabonais dont le sort n’a que peu d’intérêt à leurs yeux.

Triste destin que celui des Héritiers du pays de « la Déclaration Universelle des droits de l’Homme ». Toujours prompte à donner des leçons de bonne gouvernance.

Pour les gabonais, les choses sont claires comme de l’eau de source. La France sait ce qui s’est passé au Gabon et tarde à assumer devant l’Histoire et le monde entier, les devoirs que lui impose la morale tutélaire.

A ce jeu, le peuple gabonais souverain, saura reconnaître les partisans du statu quo, les profito-situationnistes au poil gras qui maintiennent le Gabon au pied de l’échelle, et les amis vrais qui nourrissent pour le peuple de « DAMAS ALEKA » un destin digne d’envi sous le ciel d’Afrique.

La France doit tirer toutes les conséquences d’un désintérêt coupable qui n’est que le prélude d’événements peu glorieux.  

Osons dire que les gabonais s’aiment d’un amour fou, mais ne seront pas prêts de voir des fous rompent leur vivre ensemble.

Que le « chant des Partisans » éveille la conscience endormie des Héritiers de France et que la liberté soit la « destinée » de chaque peuple.

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