Mesures prioritaires du gouvernement : le pouvoir d’achat oublié ?

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Le 13 octobre dernier, le gouvernement Issoze-Ngondet annonçait les mesures prioritaires qui doivent rythmer les 100 premiers jours de ce nouveau septennat. Nous constatons, pour le regretter que les mesures pouvant relever le pouvoir d’achat sont aux abonnées absentes, alors que cette question demeure une véritable épine sous le pied des ménages gabonais.

Au sortir des élections présidentielles d’août dernier, le Gabon a été secoué par violences d’une rare ampleur, occasionnant le pillage de plusieurs commerces dans les principales villes du pays. Cette crise a eu pour conséquence, la fermeture des principales voies d’approvisionnement des produits vivriers, elle a aussi occasionné une flambée des prix de certaines denrées de première nécessité. Certains produits vivriers se font de plus en plus rares sur les échoppes, à l’exemple du manioc.

Alors que les populations, attendaient que le gouvernement esquisse des pistes de solutions à ce problème, les mesures “prioritaires” adoptées par le gouvernement restent muettes sur cette question. Si ce n’est la promesse de la tenue de comités provinciaux des prix, sans toutefois préciser quels seront les objectifs visés de ces comités.

L’économie gabonaise étant caractérisée par le système de libre-échange, qui suppose que chaque commerçant dispose de la liberté d’exercer l’activité, d’achat et de revente aux conditions qu’il souhaite, ce système laisse une très faible marge de manoeuvre à l’Etat dans la fixation des prix. Toutefois, dans le souci d’améliorer les conditions de vie des populations et de prévenir une hausse abusive des prix, le gouvernement devrait mener des actions devant lui permettre à moyens et longs termes de contenir la hausse des prix de produits de première nécessité.

Dans un climat social qui laisse présager des lendemains incertains, il était attendu que l’État donne la priorité au paiement des primes et autres rappels pour contribuer un tant soit peu au rehaussement du pouvoir d’achat des ménages, et par la même occasion apaiser les tensions sociales. Vivement que la mise en place par le gouvernement Issoze-Ngondet, de ces comités provinciaux des prix porte ses fruits et réponde durablement aux attentes des populations.

1 COMMENTAIRE

  1. Les Gabonais déjà passent par des difficultés financières et chômage donc si cela n’est pas réglé en premier lieu ne vous attendez pas à une hausse des dépenses sociale.

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