Ma position sur le Dialogue inclusif : Oui mais après un audit international du scrutin 2016

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Etant membre du Mouvement national des Jeunes l’Union Union ( MNJUN), j’ai voulu donner ma position et profiter du fait que mon parti se trouve en conseil national pour aborder les questions d’actualités et plus précisément la question du dialogue

En effet, depuis un certain temps, on ne cesse d’entendre des voix de part et d’autres de certains hommes politiques, cadres et jeunes de l’opposition sur un supposé dialogue. A peine la pilule du coup d’état électoral est encore dans la mémoire fraîche des gabonais que les uns et les autres sortent déjà le mouchoir blanc de la résignation, de l’abandon pour enfin accepter la soumission.

Un dialogue ce n’est pas des mots, c’est un sens. Un dialogue doit dire quelque chose qui est l’action, qui est la raison pour laquelle le dialogue est dit.

Devons-nous dialoguer ? Avec qui dialoguer et  pour quel objectif ?

Le dialogue n’a jamais été un problème pour nous autres africains. Mais le dialogue ne doit pas être cette tactique qui permet chaque fois de tromper les Hommes lorsqu’on se sent acculé et qu’on a perdu toute crédibilité aux yeux de la communauté internationale.
Si le dialogue est devenu cet entourloupe qui permet de contourner le mur de la vérité parce qu’on veut organiser une Can dans la sérénité tout en sachant qu’on a une élection législative en vue qui n’est d’ailleurs pas une occasion d’apaiser les cœurs encore meurtris de ceux qui n’acceptent pas ce coup d’état électoral.
En effet, le dialogue véritable suppose la reconnaissance de l’autre à la fois dans son identité et dans son altérité. Oui, c’est reconnaître qu’on ne peut pas bâtir une nation dans le faux, le mensonge et la tromperie. Un dialogue, c’est d’abord reconnaître son erreur, c’est dire oui j’ai pêché et je me repentis.

Devons-nous dialoguer ? Avec qui dialoguer et  pour quel objectif ?
Oui au dialogue, mais d’abord, il faut que la vérité soit dite sur les faits.
Nous devons dialoguer pour savoir ce qui s’est réellement passé à la CENAP et à la Cour Constitutionnelle.

Ainsi la première condition d’un dialogue doit être l’audit du scrutin sur l’élection 2016. Nous avons besoin de connaître la vérité sur l’élection présidentielle, cette vérité doit se faire à travers un audit. Cet audit doit se faire sur la supervision de la communauté internationale plus précisément les institutions en charges de la promotion de la démocratie. Étant entendu que les institutions gabonaises ont montré toutes leurs défaillances et incompétences sur la gestion d’une élection crédible et incontestable.

Ma deuxième proposition, c’est d’ouvrir un véritable dialogue national ( Majorité, opposition et société civile au sens plus large) qui sera sous la forme de vérité et réconciliation. Vérité pourquoi, parce que le rapport d’audit international permettra déjà de lever le voile sur la vérité des urnes.

Mais de plus, l’option vérité pourra dire qui a fait quoi, contre qui et pourquoi !!! Je veux parler ici des assassinats et les différentes disparitions. Nous devons savoir qui est le commanditaire de ces crimes.

Et enfin la Réconciliation, tout simplement parce que le peuple est  divisé depuis 2009. Ce peuple doit pouvoir se réconcilier ses dirigeants, sa justice, ses institution. Oui et se dire que je suis fier d’être gabonais.
Pour moi, voici les préalables d’un dialogue pas avec un camp mais avec le peuple gabonais. Car nous devons être UN et Indivisible.

Cyd Aubiang
Membre du Mouvement National des Jeunes de l’UN (MNJUN)

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