L’inévitable année blanche de l’Université des Sciences et Techniques de Masuku

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Le Syndicat National des Enseignants Chercheurs ( SNEC-USTM ) est entré en grève depuis le 08 Mars de l’année en cours suspendant ainsi toutes activités pédagogiques et de recherches au sein de l’Université polytechnique de Masuku.

Le cahier de charges déposé auprès des autorités compétentes prévoyait: le paiement intégral des heures supplémentaires comptant pour l’année académique 2014-2015 et  l’approvisionnement de 40% du budget de fonctionnement 2016. En allant aux négociations avec le gouvernement, le SNEC a obtenu gain de cause et a informé les étudiants de l’université via un communiqué de suspension de grève.

Le communiqué daté du 22 juin 2016 précisait « vu les avancées significatives relatives à la résolutions des points inscrits dans le cahier de charges (…) , nous Enseignants Chercheurs de l’USTM, regroupés au sein du SNEC et réunis en Assemblée générale ce mercredi 22 juin 2016, décidons de suspendre à compter de ce jour, le mouvement de grève initié le 08 mars 2016.»

Pourtant affiché dans l’enceinte de l’établissement depuis le 22 juin dernier, les cours n’ont toujours pas repris à ce jour. Pendant que les autres établissements débuteront l’année académique 2016-2017, à Masuku le premier semestre de l’année précédente n’est toujours pas bouclé.

Joint par téléphone, un membre de la mutuelle nous explique   « aucun établissement de l’USTM (Faculté des sciences,Institut National d’Agronomie et de Biotechnologie ( INSAB) et l’École polytechnique) n’a bouclé le 1er semestre.  La 1ère session d’examen comptant pour le 1er semestre n’ayant pas encore été achevée ». C’est le triste sort réservé à ces étudiants qui visiblement ont déjà du mal à s’en sortir avec les mauvaises conditions d’études dans des locaux vétustes où le matériel de laboratoire manque et complique foncièrement l’apprentissage. C’est dans un air de dépit que l’étudiant nous confie «  il ne s’agit plus du spectre de l’année blanche c’est bien le cas, car comment rattraper 8 mois sans cours?» se questionne-t-il avant de poursuivre  « et le second  semestre ne peut se faire en un mois! ».

Le contexte d’incertitude actuel de l’éducation national au Gabon semble loin de perturber l’ensemble des apprenants de notre pays. Pour les étudiants de l’USTM cette situation s’inscrit finalement dans la continuité de ce qu’ils vivent depuis le début de l’année académique 2015-2016 . En attendant les mesures que le gouvernement prendra les étudiants sont abandonnés à eux mêmes redoutant le pire.

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