Licenciement SPIE OGS: Des malversations au sein de l’entreprise à l’origine

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C’est en substance ce qui ressort de la communication faite par l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), qui tenait à informer l’opinion publique et attirer l’attention du gouvernement sur le processus de licenciement engagé par SPIE OGS à l’encontre de 93 travailleurs.

En effet, l’ONEP nous apprend qu’une « demande d’autorisation de licenciement pour motif d’ordre économique a été introduite par SPIE auprès de l’Inspection Spéciale du Travail chargée du Secteur Pétrolier le 28 octobre 2016 » et que « conformément aux délais légaux, une réponse est attendue par l’employeur entre le mercredi 30 novembre et le vendredi 2 décembre 2016 », cette mesure semble dilatoire lorsqu’on sait que l’entreprise ne prévoit  “aucune mesure d’accompagnement social” pour ces employés, pis la centrale syndicale du secteur pétrolier souligne que  « le solde de tout compte des employés concernés sera absorbé par les créanciers du fait des crédits en cours dans les banques de la place ».

Une situation qui au demeurant favorisera des conséquences désastreuses pour ces « nombreuse familles gabonaises», avec le risque d’interrompre brusquement la scolarité de centaines d’enfants dont ils ont la charge.

Revenant sur la situation financière de l’entreprise, l’Onep révèle par la voix de son secrétaire général Mayabi Binet Sylvain que celle-ci est consécutive à « la perte du principal contrat » avec son client Total Gabon, mais que cette perte est entre autre « due principalement à des malversations du management de la société SPIE OGS » découverte par Total Gabon. Au vue de ces révélations, il est incompréhensible que SPIE OGS fasse « peser la conséquence sur les travailleurs, sans le paiement d’un préjudice qui devrait se traduire par des mesures d’accompagnements sociales » souligne-t-il.

En outre, le syndicat fait observer que « la conclusion récente de nouveaux contrats, notamment avec le client PERENCO, aurait dû amener SPIE OGS à privilégier les emplois des salariés sous le coup de la procédure de licenciement économique. A contrario, cet employeur se lance actuellement dans de nouvelles embauches d’autres travailleurs pour des contrats CDD », des agissements qui laisse penser que l’entreprise profite de cette occasion pour conclure des contrats avantageux pour elle, en faisant fi des conséquences d’un licenciement de ces 93 employés.

L’organisation syndicale, qui a à cœur de préserver les « intérêts moraux et matériels de ses membres », a sollicité l’arbitrage du Ministre du Travail et de l’Emploi afin de rejeter  « la demande d’autorisation de licenciement économique introduite par la société SPIE OGS », avant d’ajouter que « les travailleurs de SPIE OGS demandent à leur employeur de tout faire pour préserver les emplois », mais  « si la séparation s’avérait inévitable pour certains postes, les travailleurs demandent que les mesures sociales d’accompagnement proposées par eux dans le procès-verbal de concertation du 26 octobre 2016 soient purement et simplement appliquées. »

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