Les Jeunes Upegistes en soutien aux syndicalistes de l’éducation nationale

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Ce samedi 19 novembre 2016 aux environs de 11 heures s’est tenu à l’ancienne Sobraga, dans le 2ème arrondissement de Libreville, un point de presse organisé par le  Mouvement des Jeunes Upegistes (MJU), membre de la coalition autour de Jean PING, axé sur la crise qui sévit dans le milieu éducatif gabonais dont Elza-Ritchuelle Boukandou, présidente dudit Mouvement a démontré combien l’avenir des enfants courait un grand danger. Et ce, malgré la volonté et le dévouement des enseignants et des personnels éducatifs.

Soulignant les différents dangers encourus par le système éducatif de la République qui selon la présidente du MJU, n’a pas reçu de moyens suffisants pour s’adapter à la massification de l’enseignement et à la diversité infinie des réalités des jeunes apprenants, elle n’a pas manqué de préciser que le système éducatif subit les conséquences d’une absence de politiques publiques de l’éducation nationale. «Je ne veux pas d’un ministre de l’Education nationale qui se fixe pour objectif premier de sauver des apparences…Je veux d’un ministre de l’Education nationale à coeur de donner à tous les enfants un  égal accès à l’éducation. L’école doit faire la promotion de tous pour assurer la sélection des meilleurs» a-t-elle martelé.

Elza-Ritchuelle Boukandou n’a pas manqué de suggérer, en sa qualité de présidente d’un mouvement politique autonome, qu’il y ait davantage de places pour l’autonomie où le ministère de tutelle ferait confiance aux enseignants en les laissant enseigner librement; ou encore, permettre au corps enseignant de s’adapter à leur environnement en composant les administrations et constituant les classes selon qu’ils le jugent nécessaire, et ce, sans que le ministère n’ait à s’ingérer.

À la question posée de savoir si les enseignants à leur tour ne devraient pas essayer de mettre de l’eau dans leur vin face à la crise actuelle, Elza-Ritchuelle Boukandou a répondu que «La crise actuelle n’est pas l’émanation de la volonté des enseignants. Mettre de l’eau dans leur vin ne changerait rien. Au contraire, ils n’ont fait que ça à chaque fois en temps de crise. Sinon, beaucoup de jeunes cadres n’auraient jamais pus recevoir l’éducation qui a fait d’eux ceux qu’ils sont aujourd’hui. Il serait alors souhaitable que l’État qui apparemment semble avoir démissionné de ses fonctions régaliennes,  revienne au système d’école républicaine afin de favoriser l’égalité sur le plan éducatif, car favoriser les écoles privées amenuisent les chances».

Ce point de presse s’est clôturé par des remerciements et des marques de soutien à l’endroit des syndicalistes de l’éducation qui sont pour le MJU l’une des clés de voûte de la méritocratie républicaine. Mais aussi, la presse qui est un canal de promulgation de la démocratie.

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