Les Gabonais tournent en dérision l’investiture d’Ali Bongo

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Marquée par l’investiture du Président Ali Bongo Ondimba, la journée du 27 septembre 2016 ne risque pas d’être oubliée de si tôt. Intensément contestée depuis le 31 août dernier, la victoire du candidat du Parti Démocratique Gabonais (PDG) n’a pas fini de mobiliser les gabonais partout dans le monde.

Ces derniers, en signe de contestation ont opté pour une révolution non violente en ligne encore appelée « Révolution 2.0 », elle se manifeste principalement sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Création de hashtag, post de photos, challenge, vidéos, tout y passe, le but étant d’entraîner un effet virale donnant de fait une visibilité mondiale à la cause dénoncée. C’est ainsi que des internautes gabonais ont lancé le “challenge de l’investiture”. Ce challenge consiste à scénariser une cérémonie de prestation de serment à n’importe quel endroit pour montrer au monde qu’ « au Gabon on n’a pas besoin d’être élu pour être investi » nous a confié Doriane. « Nous voulions surtout dénoncer cette amusante cérémonie de prestation de serment qui n’est rien d’autre qu’une mascarade politique et c’est une réussite. Nous sommes très fiers!!! » ajoute-t-elle.

En effet, partout sur la toile on a pu voir des discours d’investiture dignes des véritables prestations de serment avec des photos aux couleurs du drapeau gabonais.

L’annonce de cette cérémonie de prestation de serment seulement 4 jours après la validation définitive de la réélection d’Ali Bongo par la Cour Constitutionnelle avait eu un effet de surprise général sur l’opinion national et international qui y voyait une volonté manifeste du camps Ali Bongo de tourner très rapidement cette page gênante de l’histoire. Thèse qui a par ailleurs été réfutée par Alain Claude Bilie By Nze porte parole du gouvernement qui a affirmé « On veut aller vite parce qu’il y a des problèmes urgents. Il faut mettre en place le dialogue, un gouvernement que nous espérons d’ouverture qui pourrait être formé d’ici à la fin de semaine » nous rapporte lemonde.fr  

Il s’agissait donc d’un pied de nez à l’endroit de cette cérémonie, qualifiée de mascarade par une partie des Gabonais pour qui le président élu n’est pas celui qui a prêté serment.   « La crise que traverse le Gabon est bien plus profonde que ce que l’on croit, on ne lâche pas, on ira jusqu’au bout, il partira ! » a lancé Lewis P visiblement remonté par la situation.

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