«Les Gabonais, se considèrent comme un peuple en danger», dixit Jean Ping

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De passage à Paris depuis le vendredi 28 octobre dernier, Jean Ping était l’invité de Sébastien Németh ce matin sur les antennes de radio France internationale. Il a entre autre réaffirmé sa ferme volonté de ne pas dialoguer avec Ali Bongo et a appelé la communauté internationale à prendre ses responsabilités.

D’entrée de jeu, Jean Ping a tenu à remercier la diaspora gabonaise pour son action au cours de ces derniers mois. Il a notamment souligné l’importance que revêt les actions de cette dernière, « il fallait s’adresser aussi à la diaspora qui a l’avantage de vivre dans un environnement où ils peuvent s’exprimer librement, où ils constituent notre fer de lance à l’extérieur ».

S’exprimant sur la main tendue pour un dialogue formulé par Ali Bongo, il a balancé d’un revers de la main une telle idée « il y a des gens qui croient ici en France, que je vais m’entendre avec Ali, dites à ces gens qu’ils se trompent absolument, je ne m’entendrai jamais avec Ali il faut qu’ils le sachent » a-t-il martelé, et d’ajouter «quelqu’un qui a triché, quelqu’un qui a tué autant de gabonais, vous pensez que je vais aller dialoguer avec lui, pour dire quoi».

Par ailleurs, le « président élu » Jean Ping est revenu sur les défections observés dans son camp, notamment celle de son ancien directeur de campagne, René Ndemezo’o Obiang,  à ce propos il a affirmé « ne pas s’occuper de ceux qui partent », « ça toujours été comme ça partout dans le monde, il y a des gens qui continuent, il y a des gens qui se désistent, il y a des gens qui trahissent, je ne m’occupe pas d’eux » a-t-il souligné, rappelant qu’au contraire «ils éclaircissent la voie». Il a déclaré d’ailleurs pour prouver la solidité du camp de l’opposition, que l’alliance entre Guy Nzouba Ndama, Casimir Oye Mba et Léon Paul Ngoulakia « est solide, elle est déterminée et là sur l’essentiel il n’y aura aucun changement ».

Questionné par Sébastien Németh, sur ses attentes quant à la publication prochaine du rapport final de la mission d’observation de l’Union Européenne, l’ancien président de la commission de l’Union Africaine a souhaité que «la communauté internationale aillent jusqu’au bout», «évidemment nous avons écrit que nous demandons des sanctions d’abord ciblés contre un certain nombre de personnalités que nous avons mentionnés, et nous constatons que dans certains cas ces sanctions sont en voie d’être prises, nous pensons qu’il va nécessairement reculer, qu’il va nécessairement dégager, sanction ou pas sanction» a-t-il révèle.

Concluant son propos, Jean Ping a réaffirmé la détermination qui anime le peuple gabonais  à défendre sa souveraineté, il a précisé en substance « moi je ne crains rien, ce qui va se passer, va se passer avec eux ou sans eux (communauté internationale, NDLR) ».  

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