Les électeurs de Cape Town réclament leur droit de vote

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Le droit de vote est un élément fondamentale et constitutif de toute démocratie.

C’est en ce sens que la vidéo publiée sur les réseaux sociaux le 22 août dernier a suscité de vives réactions dans l’opinion publique notamment sur les réseaux sociaux. On y apprenait que des électeurs gabonais du Cap à 5 jours du scrutin électoral restaient sans carte, et sans bureau de vote de proximité garantissant à la centaine d’électeurs préalablement enrôlés à Cap Town, par une délégation commise de la Cenap, de jouir de leur droit fondamental de citoyen. 3 Jours plus tard, nouvelle vidéo, la situation n’ayant pas évolué.

Joint par téléphone, un des représentants du “collectif des électeurs Gabonais de Cape Town” nous fait le récit de la situation.
Photo - Gabonmediatime.com149« Nous nous sommes fait enrôlés selon le calendrier envoyé par la Cenap et relayé par l’ambassade à travers les notes circulaires dans notre ville Cape Town.

Malheureusement il y a deux semaines on nous apprend que nos cartes sont restés à Libreville. Nous avons tenté de rentrer en contact avec des responsables de la Cenap à Johannesburg en vain, ils sont injoignables…

Nous avons alors décidé de rentrer en contact avec le conseiller culturel qui lui ignore tout, et nous dit ceci : “Les électeurs de Cape Town voteront à Johannesburg” Pourquoi ? Il ne sait pas. Nous avons alors décidé de faire une vidéo et de la publier. Le lendemain nous recevons un coup de fil nous annonçant que nos cartes sont arrivés et qu’elles sont disponibles à l’ambassade. La même ambassade nous envoie une note circulaire présentant le programme des retraits de cartes excluant les villes de Vaal et cape town ou des Gabonais en âge de voter ont été enrôlés par des missions de la Cenap.

Il y a 7 jours l’ambassade nous informe qu’on devra faire le déplacement sur Johannesburg à nos propres frais pour le retrait de nos cartes et même pour voter. Comment est ce possible ??? La situation concrète est qu’il y a 116 inscrits à Cape Town, et que seuls cinq iront à Johannesburg voter.

Le conseiller de l’ambassade nous a par ailleurs informé qu’on ne pouvait pas envoyer nos procuration avec nos cinq vaillants qui prendront le risque de voyager en bus 19h de route, car s’il y a procuration pas plus d’une par individu (comme le prévoit l’article 100 du code électorale gabonais du 11 août 2005 [NDLR]). Il rajoute, que le mandant et le mandataire doivent se présenter au bureau de vote un jour avant le vote ce que nous jugeons totalement absurde : à quoi sert la procuration si le mandant et le mandataire doivent se présenter au bureau de vote ?

Nous apprenons aussi par la même ambassade qu’il existerait un nouveau code électoral qui sera disponible le jour du vote…

Présentement nous avons saisi quelques parlementaires sud-africain pour nous aider à réhabiliter le bureau de vote de Cape Town. Ce bureau qui avait participé aux élections de 2005-2009. Nous avons déposer un mémorandum et attendons les retombés.

A deux jour de l’élection, personne à cape town n’a de carte d’électeur bien qu’inscrit.»

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