Le Parti socialiste pour un recompte impartial et l’organisation d’un nouveau scrutin

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Dans un communiqué publié ce 26 septembre, le Parti socialiste (PS) français s’est exprimé sur la crise post-électorale qui secoue le Gabon depuis l’annonce des résultats partiels de la présidentielle du 27 août dernier. Crise post-électorale aggravée par le verdict de la Cour constitutionnelle rendu public dans la nuit du 23 au 24 septembre courant.

Le PS a émis de vives réserves sur ce dernier par la plume de Maurice BRAUD, Secrétaire national chargé du pôle mondialisation, régulation, coopération.

Si dans sa communication, le Parti de la majorité française « salue la retenue de l’opposition et du peuple gabonais malgré l’annonce de la Cour constitutionnelle » et appelle à « une sortie de crise associant les organisations internationales », il n’en demeure pas moins qu’il « regrette que cette institution n’ait pu examiner toutes les situations litigieuses ».

Le Parti socialiste rappelle qu’après avoir opposé un rejet  aux « requêtes de l’opposition relatives notamment au score suspect de la province du Haut-Ogooué, avoir annulé des résultats favorables à l’opposition sans même envisager un nouveau vote, et avoir validé les requêtes du président sortant Ali Bongo Ondimba, la Cour constitutionnelle accrédite la victoire de ce dernier ». Une posture qui aurait dû emmener la Cour a réorganiser les élection dans les 21 bureaux de votes annulés et choisir l’option du recomptage sous l’assistance d’expert indépendants.

A cet effet, le PS réaffirme dans son communiqué que  « seul le recompte impartial et partagé de tous les bulletins dans les zones contestées, et l’organisation d’un nouveau scrutin là où les résultats sont annulés, peuvent permettre de sortir de la crise politique qui, sans cela, risque de s’approfondir ».

Compte tenu de la gravité de la crise et de la force des tensions, conclut Maurice BRAUD, « un renforcement de l’engagement des organisations internationales, en particulier de l’Union africaine et de l’Union européenne » est nécessaire pour un règlement définitif de cette crise.

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