Le gouvernement ouvre une enquête contre les observateurs Européens

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La république gabonaise, via son vice premier ministre, ministre de la justice et garde des sceaux, Denise Mekamne par un communiqué s’est félicité de la décision de la procureure de Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête au Gabon et a annoncé «une enquête concernant la Mission d’Observati on de l’Union européenne ».

En effet, une mission d’observateurs mandatés par l’Union européenne avait été accueillie par les autorités gabonaises afin de veiller à la bonne tenue du processus électoral. Mais le gouvernement, par son communiqué, a affirmé avoir pris « connaissance d’éléments laissant apparaître des dysfonctionnements dommageables de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne. », c’est la raison pour laquelle, les autorités judiciaires gabonaises ont ordonné l’ouverture d’une enquête contre ladite Mission.

Cependant, l’ouverture de cette enquête pousse au questionnement. Quels sont les éléments dont dispose les autorités gabonaises? Qu’est-ce qui est reproché aux membres de la Mission d’observation ? Si dysfonctionnement il y a eu, n’était-il pas judicieux pour les autorités gabonaises de se rapprocher de ladite Mission d’observation après qu’elle ait rendu son rapport préalable ? Pourquoi l’avoir reconnu et félicité dans un premier temps et le décrier ensuite ?

Cette situation peut être qualifiée de rocambolesque dans la mesure et pourrait entraîner des incidents diplomatiques entre le Gabon et l’Union Européenne.  Dans la mesure où l’hebdomadaire Le Journal du Dimanche (Le JDD) rapporte que le gouvernement a mis sur écoute les mêmes observateurs et que l’un d’eux très hostile au régime a dû être exfiltré.

Qui du gouvernement, organisateur de l’élection ou des observateurs de l’Union européenne a failli à sa mission ?

Nous le saurons bientôt.

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