Le Gabon est-il une République des fils de… ?

0

Faut croire que dans ce pays, pour occuper un poste relevant des hautes fonctions revient à présenter son arbre généalogique. Comme si une reproduction des classes s’opérait sous nos yeux. Le pouvoir exécutif qui est partagé par le Chef de l’Etat et le gouvernement regorge en son sein de nombreux descendants de… peut-on remarquer sans risquer de commettre des délits de patronymes.

Au sommet de l’Etat, se trouve Ali Bongo Ondimba fils de feu Omar Bongo Ondimba qu’il a remplacé en 2009. Par la suite nous avons une longue file des fils et filles de… qui ne cesse de s’allonger.


Poursuivons, Biendi Maganga Moussavou, ministre des petites et moyennes entreprises est le fils de Pierre Claver Maganga Moussavou. Nous avons une Nicole Assele, ministre de la jeunesse et des sports, fille de Jean Boniface Assele ainsi que Madeleine Berre née Rogombé fille de Rose Francine Rogombé sans transition nous vous présentons Pascal Houagni Ambourouet, récemment nommé ministre du pétrole et des hydrocarbures, fils de Houagni Ambourouet. Enfin, Estelle Ondo, ministre de l’économie forestière, de la pêche et de l’environnement chargé de la protection et de la gestion durable des écosystèmes, petite fille de Ondo Ndong Owono Engueng pour ne citer que ceux là.

Comme si la liste n’était pas déjà assez longue, le dernier remaniement ministériel partiel nous ramène Edgard Anicet Mboumbou Miyakou fraîchement nommé ministre délégué auprès du ministre du budget et du financement des pensions, fils de Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou, lui même ancien ministre, puis président du Conseil économique et sociale.

Sont-ils plus compétents que les autres gabonais? Plus diplômés peut-être? Certainement pas! Alors où est donc la fameuse égalité des chances dont certains se sont ordonnés chantres? Sommes-nous face à une reproduction des classes, qui fait que des fils de présidents deviendront des présidents et les fils de ministres des futurs ministres?

Laisser un commentaire