Le Gabon bientôt exportateur de diamant ?

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C’est du moins ce qui ressort de l’entretien accordé par le directeur général de la géologie et de la recherche minière, Francis Mayaga Mikolo, au site spécialisé gaboneconomie.net au cours de laquelle, il a évoqué les négociations en cours pour l’adhésion du pays au processus de Kimberley.

Ce système de certification internationale de diamants bruts qui réunit gouvernements et industriels du secteur, permet de négocier de manière formelle sur le marché mondial le commerce des diamants.

Faisant l’historique de cette accord, Francis Mayaga Mikolo, indique que cette résolution des Nations-Unies vise à mettre fin au  « trafic de diamants illicite » orchestré par des mouvements rebelles en vue de financer leurs activités militaires. Ainsi, souligne-t-il « est née l’idée de créer une entente entre les pays producteur de diamants. Kimberley aujourd’hui c’est à peu près 81 pays. Il consiste à réglementer tout ce qu’il y a comme commerce et exploitation de diamants. Commerce interne ou externe »

Interrogé sur la motivation qu’à le Gabon d’adhérer à ce processus, le directeur général de la géologie et de la recherche minière explique qu’il y a deux raisons fondamentales: « la première c’est qu’historiquement le Gabon a été producteur de diamants. On a eu dans les années 1950, une société qui en exploitait et puis plus tard dans les années 1990, on a eu d’autres grands groupes miniers qui ont fait leur entrée. Donc il est clair que le pays regorge d’un grand potentiel »,  « aujourd’hui on sait qu’il y a une exploitation de diamant qui existe mais cette exploitation est artisanale parce qu’elle n’est nullement contrôlée par l’Etat » poursuit t-il.

De ce fait, il était quasiment nécessaire que l’Etat prenne cette initiative pour réglementer un secteur jusque-là informel, « tous les diamants qui sortiront du Gabon seront tracés et forcément quand on exporte on paie les taxes. Et mieux encore, le processus exige que même quand vous avez exporté votre diamant, la taxe est payée par des transactions multiples. Elle est payée de la banque de l’importateur directement au Gabon. Partant de là, l’Etat peut bien contrôler ses flux financiers issus de la filière diamant » a-t-il précisé.

Evoquant par ailleurs, qu’il  y avait « des statistiques à l’époque parce qu’il existait des sociétés qui exploitaient le diamant ; mais depuis, on a plutôt une exploitation artisanale. Ce qui fait qu’on n’a pas de statistiques sur cette production parce qu’elle va dans la contrebande. D’où, tout l’intérêt d’adhérer au processus de Kimberley et faire en sorte que tout converge par ce processus. », Avant de relever que les principaux bassins susceptible d’exploitation « sont ceux de Makongonio, Mbigou, Malinga pour la province de la Ngounié, et Mitzic pour le Woleu-Ntem »,  « des études récentes ont  révélé que même dans l’Ogooué-Lolo et le Haut-Ogooué on en trouve, notamment  à Lastourville et Okondja » a-t-il conclu.

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