Le CHUL perd un procès face à l’Observatoire national des prisons

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Près de trois mois après une requête en référé aux fins de restitution du dossier médical d’un ancien patient du Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), l’Observatoire national des prisons (ONP) rentre dans ses droits, à l’issue d’une audience organisée le mercredi 13 juillet 2016 au tribunal de première instance de Libreville.

« Nous restituons à l’Observatoire national des prisons, le dossier médical querellé », ainsi s’est exprimé Me Thierry Moundounga, avocat de la partie défenderesse, durant la troisième audience de ce procès, organisée à la suite de deux reports demandés et obtenus par la défense. Une restitution du dossier médical accueillie sous réserve par l’Observatoire national des prisons qui était représenté à la barre par son président, Marc Ulrich Malekou-Ma-Malekou. Ce dernier a dans la foulée demandé et obtenu un renvoi ferme, en vue de cerner la nature des documents fournis, sous l’œil gendarme d’experts en la matière. Une préoccupation acceptée par le juge, qui a autorisé cet ultime renvoi pour le 3 août prochain.

Cette restitution du dossier médical de feu Ndimbi Bignoumba Therence, poussé à la mort à l’âge de 25 ans durant sa détention préventive à la prison centrale de Libreville dans la nuit du 17 janvier dernier, sans que sa culpabilité ait été prouvée, a été accueillie par l’Observatoire national des prisons et par la famille biologique du défunt comme une victoire d’étape. Elle est intervenue après sept mois d’attente éreintante aux allures de guerre de nerfs, dont quatre mois marqués par de vaines sollicitudes par courriers et échanges verbaux. Plus d’un trimestre de démarches administratives qui avaient laissé le CHUL de marbre, avant de susciter des poursuites judiciaires à son encontre face à ce qui s’apparentait aux yeux de l’Observatoire national des prisons comme une volonté inavouée de séquestration du dossier médical d’un ancien patient.

Prochaine étape pour l’Observatoire national des prisons et pour la famille Bignoumba, des poursuites judiciaires contre la prison centrale de Libreville, dont des agents sont indexés d’être pénalement responsables de la mort de Ndombi Bingoumba Therence, après avoir expressément refusé de lui permettre d’avoir accès à des médicaments recommandés par son médecin traitant. L’Observatoire national des prisons entend exiger des condamnations pour les responsables de ce décès, outre le préjudice moral à la famille de la victime. Ndombi Bignoumba Therence souffrait de diabète de type 2.

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