La Cour Constitutionnelle valide la réélection d’Ali Bongo Ondimba

0

Au terme de près d’un mois d’une attente devenue interminable, la Cour Constitutionnelle gabonaise a finalement statué, très tard dans la nuit du Vendredi 23 septembre, sur l’issue définitive de l’élection présidentielle.

La Cour par la voix de sa Présidente Marie Madeleine Mbourantsuo a validé la réélection d’Ali Bongo à la tête du Gabon modifiant au passage partiellement les résultats annoncés le 31 août dernier par le Ministre de l’Intérieur Pacôme Moubelet Boubeya.

C’est désormais sur un score de 50,66% pour Ali Bongo, contre 47,24% pour Jean Ping que la plus haute institution judiciaire de notre pays a départagé les deux candidats. Le candidat de l’opposition avait introduit un recours à la cour constitutionnelle demandant un recomptage des bulletins de vote dans la province du Haut Ogooué fief de la famille Bongo où le taux de participation de 99,93% dont plus de 95% des voix étaient en faveur d’Ali Bongo avait entraîné la suspicion de l’opinion nationale et internationale.

Recours qui a finalement été rejeté par la Cour Constitutionnelle au profit de quelques contestations introduites par les avocats d’Ali Bongo, sur des bureaux de vote à Libreville et à Port Gentil, dans leur argumentaire de défense. C’est donc par un jeu d’annulation et de soustraction que la Cour est parvenue aux résultats définitifs entérinant de fait la réélection d’Ali Bongo.

Après l’annonce de sa victoire, Le Chef de l’Etat a fait une allocution télévisée  appelant au rassemblement  « Le score de cette victoire signifie que de nombreux électeurs, pour des raisons et d’autres qui n’ont pas choisi notre projet, j’appelle donc tous les responsables politiques y compris les candidats malheureux de la présidentielle du 27 août dernier à travailler avec moi. Oublions nos querelles et ensemble bâtissons l’édifice nouveau auquel nous rêvons tous »

Les représentants de Jean Ping qui n’étaient pas présents à l’audience de la Cour Constitutionnelle dénoncent une mascarade Me Bantsantsa affirme par ailleurs que l’opposition aurait été prévenue tardivement l’audience se tenant en pleine nuit (23h heure locale).

Jean Ping devrait s’exprimer dans les prochaines heures, tandis que dans la ville de Libreville reste extrêmement silencieuse, des forces de l’ordre sont toujours déployées en nombre.

Laisser un commentaire