Jeff Ikapi : « en situation d’injustice il vaut mieux être du côté de l’opprimé »

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Découvrez avec nous le dessinateur Jeff Ikapi, sa vie, son parcours, son engagement.

Jeff bonjour, pouvez-vous vous présenter brièvement ? 

Bonjour, je suis Jeff Aston Ikapi caricaturiste gabonais et auteur de bandes dessinées. J’ai été publié la première fois dans le journal du lycée Djoue Dabany, j’étais en classe de 3ème,entre 2002 et 2003. En 2006 j’intégrais l’équipe de l’émission “Espace Jeunes” présentée à l’époque par Thierryl Mbina. En parallèle avec mes études, j’ai rejoint la rédaction du journal “Le Nganga” en 2008. En 2012 de retour du Maroc j’ai commencé à travailler à Gabonews jusqu’en 2015. Dans la même foulée, en 2014 j’ai aussi intégré la communauté des blogueurs de Rfi. Je suis reparti au journal “Le Nganga” au sein duquel je mets mes compétences à profit jusqu’à présent. J’ai sorti deux albums de BD. Je suis un Coeur à prendre, père de personne pour l’instant.

Qui vous a inspiré à faire du dessin?

Il faut dire que j’ai eu plusieurs influences de par le monde, s’il fallait tous les citer on y passerait le reste de la nuit. Mais sur le plan local je peux citer le très célèbre Lybek du quotidien national L’Union et Pahé qui m’ont donné l’envie de croire qu’on peut vivre de ce métier au Gabon. Aujourd’hui, les dessinateurs font partie de ces rares artistes qui peuvent prétendre vivre de leur art, mais pour y arriver il faut beaucoup de travail et de passion.

On regarde vos dessins sur votre page, vous êtes très engagé sur la crise post-électorale pouvez-vous nous en dire plus ?

J’ai regretté la tournure qu’ont pris les événements et aujourd’hui je crois que les gabonais sont profondément divisés. Je ne fais que commenter l’actualité comme tout dessinateur de presse.

Vous êtes un artiste Jeff, quelle serait  le rôle que l’Artiste gabonais devrait-il jouer durant cette crise?

Un artiste pour moi doit surtout avoir des convictions, des principes et en situation d’injustice il vaut mieux être du côté de l’opprimé.

J’ai été profondément touché en découvrant les photos et vidéos montrant ces victimes, il faut avoir un coeur de pierre pour être insensible face à ça, je partage la douleur de ces familles, que justice soit faite.

Votre mot de fin?

Aux jeunes gabonais, je peux juste leur dire de toujours croire en leurs rêves même si nous vivons dans un pays où rêver est interdit.

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