Jean Ping saisit à nouveau la Cour constitutionnelle

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Jean Ping vient de décider de saisir à nouveau la Cour constitutionnelle pour solliciter la « révision des décisions n°50/CC et n°52/CC 2016 relatives à mon recours en réformation des résultats de l’élection du président de la République dans la province du Haut-Ogooué qui ont proclamé le candidat Ali Bongo Ondimba élu. (Article 87 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle ».

La nouvelle saisine introduite le 3 novembre 2016 vise à ce que «les résultats de 21 bureaux de vote du 2eme arrondissement de Libreville ne sont pas annulés en ce que les procès-verbaux produits par M. Ali Bongo sont des faux fabriqués par lui-même ; Les résultats de la Province du Haut-Ogooué sont révisés après confrontation des procès-verbaux détenus par tous les candidats et ceux de la CENAP. En conséquence : Proclamer le vainqueur de l’élection présidentielle du 27 août 2016 sur la base des résultats issus des procès-verbaux confrontés de tous les candidats et ceux de la CENAP ».

Par cette action en réformation, Jean Ping entend rétablir la réalité des urnes en demandant à la Cour constitutionnelle de revenir sur sa décision. Puisque les procès-verbaux reçus par ses représentants dans lesdits bureaux « ne comportent ni rature ni surcharge. De plus, il est illogique que je veuille tricher en retirant mes propres voix pour les attribuer à mon adversaire. Ça n’a pas de sens. Les procès-verbaux querellés sont d’autant plus faux que tous mes représentants, tous les vice-présidents et assesseurs de l’opposition dans les bureaux de vote du 2ème arrondissement de Libreville, déclarent formellement que les procès-verbaux qu’ils ont signés à la fin des opérations électorales dans leur bureau de vote respectif ne comportaient ni rature ni surcharge et de plus ils constatent que les chiffres indiqués dans ces faux procès-verbaux ne correspondent pas à ceux qu’ils ont relevés. D’ailleurs, si tel était le cas, la CENAP n’en aurait pas tenu compte dans les procès-verbaux de proclamation des résultats provisoires. Or, à aucun moment la CENAP ne fait part de ces fameux procès-verbaux raturés et surchargés. Il a fallu attendre le recours devant votre haute juridiction pour que M. Ali les produise comme par magie ».

Jean Ping poursuit dans sa démonstration en indiquant que « …pour prouver davantage qu’il s’agit de faux procès-verbaux œuvre de M. Ali Bongo, qu’au bureau de vote unique de l’école Sainte Lydie un diplomate d’un pays occidental, accompagné de son assistance, a assisté au dépouillement dans ce bureau de vote du début à la fin lorsque les résultats ont été affichés au tableau et que chaque représentant de candidat a pris un exemplaire du procès-verbal. Personne n’a eu ou ne s’est plaint d’un procès-verbal raturé ou surchargé, or celui produit par M. Ali Bongo au cours de la précédente procédure devant votre Cour est grossièrement falsifié ».

Pour Jean Ping ces résultats ont à l’évidence été calculés sur la base de fausses pièces. Prenant pour exemple la commune de Moanda à elle seule qui «totalise 454 bulletins blancs ou nuls et si l’on ajoute celle de Mounana où on en compte 147, cela fait 601 bulletins blancs ou nuls» fait-il remarquer, alors que la Cour constitutionnelle n’en dénombre que 314 pour toute la province du Haut-Ogooué.

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