Jean Ping : «J’ai gagné l’élection… Ali Bongo lui-même le sait »

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De passage en France depuis le vendredi 28 octobre dernier, où il a été accueilli triomphalement par la diaspora gabonaise à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, mais aussi ovationné par des milliers de gabonais de la diaspora au cours du meeting Place du Trocadéro à Paris, le samedi 29 octobre 2016 dernier. Jean Ping était l’invité du journal Afrique sur TV5 Monde ce mardi 1er novembre. Il a abordé essentiellement les raisons de sa venue en hexagone, réaffirmant qu’il était le vainqueur de l’élection présidentielle, il a également répondu brièvement aux propos du Premier ministre français Manuel Valls qui appelait les gabonais au dialogue avec Ali Bongo.

Jean Ping a évoqué tout d’abord les raisons de son passage en France, l’expliquant par le fait que depuis la fin de la campagne électorale, il ne s’y était plus rendu, « il est donc tout à fait naturel que je me rende ici » a-t-il souligné. Il a par la suite déclaré ne pas être en quête de soutien comme certains le pense, « quel genre de soutien voulez-vous que je cherche, j’ai gagné l’élection, c’est clair, tout le monde le sait, la France le sait, l’Union européenne le sait, l’Afrique le sait, les Etats-Unis le savent, Ali Bongo lui-même le sait ».

Revenant sur les propos tenus par Manuel Valls sur les antennes de radio France Internationale (RFI) et France 24, Jean Ping a dit ne pas vouloir commenter les déclarations du Premier ministre français, indiquant toutefois que « les déclarations du premier ministre n’engagent que lui, et je crois qu’il se trompe », il a ajouté en substance, « il y a des gens qui trompent, qui font semblant de dire écoutez, c’est réglé, il va y avoir ceci, il va y avoir cela et sur la base de ces déclarations ou de ces élucubrations, on en tire un certain nombre de conclusions à mon avis totalement erroné».

Enfin, il a rappelé de nouveau le risque encouru par le pays si la communauté internationale ne prend pas ses responsabilités, « si le peuple gabonais qui appelle au secours n’est pas écouté, n’est pas respecté…Et qu’on le contraint à une solution qu’il n’accepte pas, ce sera maintenant comme partout ailleurs un problème de rapport de force » a-t-il conclu.

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