Interview : ” Je conteste la nationalité de Monsieur Ali Bongo Ondimba au titre de nationalité d’origine ” dixit Moukagni-Iwangou

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Moukagni-Iwangou avait fait assigner à comparaître devant la Cour d’appel judiciaire de Libreville par exploit de Maître Florentin Mba Menie, huissier de justice, Ali Bongo Ondimba. Par cette procédure, le président de l’UPG loyaliste entend élucider la question relative à la nationalité contestée du président de la République. Il s’est donc donné pour mission de prouver que : “Ali Bongo Ondimba n’est pas né de Monsieur Albert Bongo et de Madame Marie Joséphine Kama, et qu’en conséquence, il a obtenu la nationalité gabonaise par voie d’acquisition”.

A la sortie de la seconde audience dans cette affaire, au cours de laquelle la récusation de la présidente de la Cour d’appel a été sollicité, nous lui avons poser les questions qui suivent.

Depuis 2009, de nombreux gabonais contestent la nationalité du président de la République Ali Bongo Ondimba. En tant qu’homme politique, mais surtout en tant qu’homme de droit, vous avez décidé d’agir en respectant la voie légale. Quel est donc le bien-fondé de cette action ?

Le droit à un procès équitable, la justice s’entend de l’équité et de l’impartialité. La règle dit : “chaque fois qu’il est établi une amitié, une inimitié ou simplement une parenté entre un juge et l’une des parties au procès ce juge doit de sa propre initiative se désister sous peine d’être récusé par la partie qui découvre qu’il y a une amitié et une relation avérée qui constitue une cause de suspicion légitime”. En la matière Madame, le président pour qui j’ai le plus grand respect, s’est prononcée de manière claire sur les médias de service public en disant que Monsieur Ali Bongo Ondimba serait effectivement le fils de son père toute chose que je conteste à partir de vous constatez qu’elle a déjà préjugé, elle s’est du moins prononcée sur la question. Elle ne peut plus garantir l’impartialité attendue des juges, elle doit être récusée pour ce fait et garantir le droit à un procès équitable.

Si la Cour d’appel judiciaire de Libreville venait à se prononcer avant la date buttoir du 27 août 2017, quel serait alors, selon vous l’effet de cette décision sur l’élection présidentielle ?

On gagne pas à pas, je veux d’abord gagner le combat du droit à un procès équitable le reste s’inscrira dans les faits, mais dans tous les cas bien sûr, je conteste la nationalité de monsieur Ali Bongo Ondimba au titre de nationalité d’origine, c’est une cause d’inéligibilité en raison des dispositions de l’article 10 alinéa 3 de la Constitution, nous y parviendrons, mais pour l’instant, nous sommes au début.

La question du faux fonde un temps, soit peu ces différentes actions. Qu’en est-il de monsieur Serge Akassaga Okinda ? Pourquoi n’est-il pas présent aux audiences ?

Si les exigences de la procédure imposent qu’il comparaisse, il viendra parce que nous avons besoin d’un procès équitable et le procès doit être l’exposition, la tribune de la vérité la plus épanouie. Nous sommes là pour la vérité, nous sommes là pour le Gabon et donc de ce point de vue si monsieur Akassaga doit comparaître le tribunal jugera. Mon dossier devra révéler la vérité que les Gabonais attendent. J’ai confiance aux Gabonais, j’ai confiance en la Justice et j’ai confiance en l’avenir de ce pays

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