Gabon: Isaac Abaga Obiang crée son parti politique

0

C’est à l’occasion d’une conférence de presse tenue le samedi 26 novembre 2016 à la Chambre de Commerce de Libreville devant des médias nationaux qu’Isaac Abaga Obiang a présenté le FPG (Front Populaire Gabonais), son parti politique au grand public.

Ce parti politique naît dit-il «pour engager les jeunes gabonais dans leur véritable plate-forme afin d’assumer leur position politique» avant de poursuivre : « l’engagement que je prends aujourd’hui devant vous est une page nouvelle de notre histoire; l’histoire politique du Gabon notre pays».

Après avoir fait l’économie de son parcours universitaire à l’Université Omar Bongo, où il fut leader incontesté, Isaac Abaga Obiang a décliné, en s’inspirant de Pierre Mamboundou Mamboundou dont il dit avoir été à l’école, ses véritables ambitions en se référant à l’histoire politique du pays: «au sortir de la colonisation le 17 août 1960 avec le premier Président Léon Mba qui fut remplacé par  Albert Bernard Bongo, un jeune gabonais d’à peine 32 ans, notre pays n’a plus été dirigé par des jeunes dont l’âge est un atout pour le développement. Quand j’y pense et surtout en regardant nos leaders politiques, ceux qui ont eu la malchance de ne point accéder à la magistrature suprême à l’âge d’Albert Bernard Bongo et ont eu la chance d’être promus ministre ou nommés à la tête des grandes institutions de notre pays, ce sont les mêmes qui continuent aujourd’hui de polluer le pays et à le rendre malsain. Tout en revendiquant la place de la jeunesse dans la gestion de l’appareil de l’état, je me pose une question: à quand la retraite et à quel moment comptent-ils penser à la jeunesse que nous sommes? Quel est ce degré d’ingratitude qui fait que vous refusiez à nous jeunes ce que ce pays vous a donné lorsque vous aviez notre âge

Appelant la jeunesse à prendre conscience de son avenir, Isaac Abaga Obiang, ne se détourne pas de l’école des aînés laquelle est la source des grandes luttes démocratiques pour le bien fondé de la République. A ce propos, il confie  «nous voulons construire notre histoire aux côtés de nos pères et leaders politiques non plus en éternels colleurs d’affiches, destructeurs de biens publics, commissaires de fausses idées et concepteurs d’un langage haineux mais en tant qu’artisans de la suprême cause.»

Laisser un commentaire