Gabon : Le Peuple Benga célèbre sa culture, «Ndjombé»

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Le Peuple Benga a tenu à célébrer du 25 au 27 Novembre, le «Ndjombé», fête traditionnelle retraçant la migration de son peuple jusqu’à son installation sur les côtes de l’Afrique Centrale. Commémoration ayant pour thème: «Transmettre le Patrimoine Culturel, foncier et environnemental hérité de nos ancêtres à nos générations futures» et ce, dans le strict respect de la biodiversité.

Situé  au Cap Estérias (Commune d’Akanda), plus précisément à L’entrée du Village de Bolokobouè 3, c’est sur le nouveau site de la Chefferie Benga dit «Uhengue mwa Benga» (la cour des Benga), acquis en août dernier, que la cérémonie a débuté ce 25 novembre par une bénédiction du Site, par le curé de la paroisse St Augustin du Cap Estérias, suivi de son innauguration par le Secrétaire Exécutif de l’ANPN (Agence Nationale des Parcs Nationaux) en présence de Marcel Nkombouet, Roi de la Communauté Benga,  des Chefs coutumiers Sékiani: Ta Idolo et Ta Eliwantchango ainsi que des  chefs de clans Benga, notables, membres de cette Communauté et autres invités venus nombreux assister à cet évènement culturel.

Au cours de cette Cérémonie, Sébastien Oupolongo Batodou,  Premier Conseiller du Roi Marcel Nkombouet, a tenu à narrer à l’assemblée, l’histoire du peuple Benga qui débute en haute égypte. Ils durent partir de là bas et continuer leur migration durant laquelle ils rencontrèrent des peuples qu’ils durent affronter tels que le peuples ikiéki et Bacoco qu’ils vainquirent.

Ne pouvant vaincre le peuple farouche itieyitié, ils durent s’enfuire. Dans leur fuite, ils se retrouvèrent devant le fleuve Okondjè. Peinant à le traverser, ils décidèrent d’établire refuge au bord de ce fleuve jusqu’à ce qu’un jour, une vieille femme nommée Bokeli, étant restée seule au village tandis que les autres villageois étaient allés au champ et à la chasse, vit  «Ndjombé» (Antilope aquatique) traverser le fleuve Okondjè. Au retour des autres habitants, la vieille femme leur raconta ce qu’elle a vu.

C’est ainsi qu’à leur tour, ils travèrssèrent le fleuve et continuèrent ainsi leur voyage en se séparant au fur et à mesure.  Certains s’installèrent au Cameroun, d’autres sur l’île Corisco en Guinée Équatoriale. Ceux qui arrivèrent au Gabon se séparèrent également: le Peuple Benga et le peuple kota, peuple frère qui comme le peuple Benga décida de ne jamais manger «Ndjombé».

D’où la commémoration du «Ndjombé», Totem du peuple Benga, célèbré chaque décénies. Étant à la base prévue le 18 Septembre, elle s’est vue reporté au mois de Novembre en raison de la crise post électorale.

La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance bon enfant avec la prestation scénique des jeunes de la communauté, retraçant les différentes étapes rencontrées par ce peuple lors de leurs migrations. Ainsi que des démonstrations de pas de danses traditionnelles Udjengue, Ndjango, Ukoyo et la danse ivanga qui elle est typiquement réservée aux femmes.

Sans omettre la dégustation des mets du terroire avec pour clôturer ces trois journées culturelles, la danse de l’Okoukwè ou Okouyi.

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