Gabon: Georges Mpaga dément être favorable au dialogue d’Ali Bongo

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Avant-hier mercredi 30 novembre 2016, en page 3 de L’Union, le journal pro Ali Bongo a prétendu que Georges Mpaga, membre influent de la société civile gabonaise libre était favorable au dialogue unilatéral initié par le régime.

J’apporte ici un démenti formel à de telles contre-vérités. En effet, le rapport publié par le ROLBG et la Plateforme nationale de la société civile gabonaise le 11 novembre dernier, propose ce qui suit:

Problématique

La crise post-électorale au Gabon a causé un traumatisme profond dans la conscience collective. Elle a généré une division du pays et un sentiment de défiance vis-à-vis d’un régime qui a usé de moyens criminels pour conserver par la force, la gestion de l’Etat.

Les institutions n’ont, aujourd’hui, ni crédibilité ni légitimité. La population ne se reconnaît pas dans un chef de l’Etat qui n’a pas été élu par les Gabonais. La Communauté internationale ne doit absolument pas reconnaître Ali Bongo qui n’est pas le vainqueur de cette élection. Les urnes ont parlé, et le résultat qui en découle doit s’imposer à tous en lieu et place de la manipulation grossière de la Cénap et de la Cour constitutionnelle.

De facto, le pays est bloqué. Il faut trouver une voie de sortie. Tel est le sens du dialogue national tripartite qui est, à notre avis, le chemin indiqué pour restaurer la vérité des urnes, reformer les institutions, renforcer le cadre institutionnel suprême, et en définitive, réconcilier les Gabonais et ramener la paix véritable fondée sur la justice envers les victimes.

A propos du dialogue

Au vu de l’enlisement de la situation post-électorale et de la position de Jean Ping et de sa coalition, la Plateforme nationale de la société civile gabonaise, en ses diverses composantes, propose et soutient un dialogue national inclusif entre ( La coalition Jean Ping, société civile, camp Ali Bongo, Communauté internationale) avec les préalables suivants : 

  • acceptation par toutes les parties de l’implication de la Communauté internationale dans l’organisation de ce dialogue ;
  • des termes de référence doivent être rédigés par une commission spéciale comprenant les représentants de toutes les parties ;
  • les termes de référence doivent être signés par toutes les parties avant le début du dialogue ;
  • les termes de référence définissent l’objet, les thèmes, les enjeux et le lieu de ce dialogue ;
  • les termes de référence qualifient les acteurs et les organisations qui devront prendre part au dialogue ;
  • les termes de référence dessinent le cadre d’exécution des décisions adoptées lors de ce dialogue s’il a effectivement lieu ;
  • le travail préparatoire et le dialogue doivent être menés sous l’égide de la nonciature apostolique et de la communauté Sant’égidio, spécialisée dans les médiations de crise avec en outre l’appui technique et politique de l’Union européenne qui jouit d’une grande confiance des populations gabonaises, des  Etats-Unis d’Amérique, de l’Union africaine, etc.

La finalité du dialogue

Sous l’égide de la Communauté internationale (Union Européenne, Nations-Unies, Etats-Unis, Union africaine) et en vue de régler de façon durable les causes profondes et les impacts de la crise post-électorale et restaurer la vérité des urnes : préalable à la tenue de nouvelles élections libres, démocratiques et apaisées, sous la surveillance de la Communauté internationale, au Gabon.

Pour nous, les choses sont claires.

Georges Mpaga/ Membre de la société civile

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