Fête de la Toussaint / Cimetière de Lalala: «Ici on enterre et on déterre »

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Les gabonais n’ont pas dérogé, ce mardi premier novembre 2016 marquant la fête de la Toussaint, à la pratique qui consiste à se rendre dans les cimetières pour nettoyer les tombes des disparus. À cette occasion, notre équipe s’est rendue au cimetière de Lalala où elle a fait le constat qui suit.

1 Les seuls qui ont été épargnés, sont ceux dont les parents ont été enterrés à l’entrée du cimetière. Les autres  ont passé près de deux (2) heures à rechercher l’emplacement exact des tombes de leurs parents. Les raisons de ces recherches qui se sont avérées infructueuses pour certains, sont le fait que la mairie brûle les hautes herbes qui envahissent le cimetière à l’approche de la Toussaint. Ces feux emportent avec eux, les croix et autres indications posées par les familles. L’absence d’orientation ne rend pas la tâche facile. En effet, les parents se repèrent grâce aux bâtiments de la zone industrielle et aux arbres fruitiers qui poussent entre les tombes.

3Le cimetière de Lalala est également confronté à des actes de vandalisme effectués par les vendeurs “d’or blanc” c’est à dire des vendeurs ossements.  Nous avons pu observer des caveaux ouverts, d’autres qui ont cédé au passage de visiteurs certainement à cause de l’usure, tout compte fait des moments de panique vécus ce jour.

Les conflits entre les familles qui estimaient que les défunts étaient enterrés au même endroit ont éclaté. «Ici on enterre et on déterre » affirmaient des jeunes hommes travaillant sur les lieux. Etaient-ils des agents municipaux ? La question posée n’a pas trouvé de réponse. Chose qui pose à nouveau la problématique de la gestion des cimetières dans la capitale gabonaise et du respect dû à nos disparus.

Célébrée dans toutes les églises du monde entier le 1er novembre de chaque année, la Toussaint, comme son nom l’indique est la fête de tous les saints. Une occasion de prier pour les chrétiens “canonisés” mais également pour tous les autres qui ont vécu dans la fidélité de l’Évangile.

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